Diabète de type 5 : particularités, origines, symptômes et dangers à connaître

Image d'illustration. Contrôle de la glycémie. ADN
Le diabète de type 5, moins connu que les autres formes, présente des caractéristiques distinctes. Comprendre ses origines, ses manifestations cliniques et les dangers qu’il comporte permet d’éclairer ce trouble rare et souvent mal identifié.
Tl;dr
- Type 5 : diabète lié à la sous-nutrition infantile.
- Touche surtout jeunes adultes des régions pauvres.
- Diagnostic difficile, traitements en évolution.
Un diabète encore méconnu : le Type 5
Dans l’univers complexe du diabète, une forme récemment reconnue suscite l’attention des chercheurs et des professionnels de santé : le diabète de type 5, ou malnutrition-related diabetes mellitus (MRDM). Officiellement inscrit par la Fédération Internationale du Diabète en 2025, ce trouble apparaît principalement chez les personnes issues de régions marquées par une pauvreté structurelle, où la sous-nutrition chronique durant l’enfance ou avant la naissance entrave le développement normal du pancréas.
Mécanismes et différences avec les autres types de diabète
Là où le diabète de type 1 découle d’un processus auto-immun et le type 2 d’une résistance à l’insuline, le type 5 puise sa source dans un manque prolongé d’éléments nutritifs essentiels. Cette carence durant des périodes critiques du développement conduit à une production insuffisante d’insuline, phénomène rarement observé ailleurs. Contrairement au type 2 souvent associé au surpoids, ce nouveau type concerne majoritairement des individus à faible indice de masse corporelle (IMC), généralement âgés de moins de trente ans lors du diagnostic.
Signes cliniques et complications possibles
Le tableau clinique diffère sensiblement : ici, les patients présentent fréquemment une corpulence faible et parfois même un retard de croissance osseuse. Parmi les symptômes rapportés figurent :
- soif intense et mictions fréquentes
- baisse d’énergie persistante et vision troublée
- cicatrisation lente et changements cutanés ou capillaires
L’absence habituelle de cétones dans les urines – caractéristique propre – rend son identification plus délicate. À cela s’ajoutent des risques connus : atteintes cardiovasculaires, rénales ou oculaires, comme pour les autres formes de diabète.
Défis diagnostiques et perspectives thérapeutiques
Faute d’accès généralisé à des tests avancés (A1C, bilan auto-anticorps), notamment en Afrique ou en Asie du Sud, ce diabète est souvent confondu avec un type 1. Quelques indices orientent toutefois vers le bon diagnostic : antécédents avérés de malnutrition infantile, âge jeune au moment du repérage, IMC très bas, absence de cétonurie.
Aujourd’hui, la prise en charge repose encore majoritairement sur l’insulinothérapie. Cependant, des équipes travaillent à élargir l’éventail thérapeutique via des traitements oraux plus accessibles dans ces contextes précaires. Pour environ « 20 à 25 millions » concernés dans le monde, ces avancées pourraient changer la donne dans les années qui viennent.
