Valérie Benaïm menacée de surdité : focus sur l’otospongiose, cette maladie aux séquelles durables

Image d'illustration. Personne ressentant un inconfort à l oreille dans une pièce calmeADN
Valérie Benaïm a révélé souffrir d’otospongiose, une affection de l’oreille pouvant entraîner une perte auditive progressive. Cette maladie méconnue touche les osselets et peut évoluer jusqu’à la surdité si elle n’est pas prise en charge.
Tl;dr
- L’otospongiose cause une surdité progressive.
- Les femmes sont principalement touchées, souvent pour raison familiale.
- Traitements : médicaments, chirurgie ou appareillage auditif.
Une maladie méconnue révélée par le témoignage de Valérie Bénaïm
Lorsque Valérie Bénaïm a confié, les yeux embués, son parcours douloureux face à l’otospongiose sur le plateau de W9, bien des téléspectateurs ont découvert cette pathologie jusque-là confidentielle. Son récit – marqué par un rejet d’implant, la formation d’un kyste et des séquelles persistantes – met en lumière une réalité partagée par environ 2 à 3 Français sur 1 000, selon les spécialistes.
Mécanismes et population à risque
L’otospongiose, souvent silencieuse dans ses débuts, s’attaque aux os de l’oreille moyenne. Progressivement, elle entraîne une accumulation anormale d’os autour de l’étrier – l’un des trois osselets essentiels à la transmission du son. Ce processus aboutit à un blocage mécanique (l’ankylose), rendant impossible la bonne vibration de l’étrier : c’est là que débute la perte auditive.
Le profil épidémiologique intrigue : les femmes adultes constituent la majorité des patients, en partie à cause du rôle supposé des hormones féminines. On observe également que la moitié des cas présente une origine familiale. Un facteur génétique semble donc clairement impliqué dans la maladie.
Savoir repérer les signaux d’alerte
La difficulté majeure réside dans la lenteur insidieuse de l’évolution. Beaucoup attribuent leur baisse d’audition au simple vieillissement, ce qui retarde le diagnostic. Toutefois, certains signes doivent alerter :
- acouphènes, présents dans 30 à 80 % des cas ;
- perte auditive progressive, généralement bilatérale ;
- vertiges, ressentis par environ un patient sur cinq.
Le témoignage poignant de Bénaïm, évoquant ses vertiges persistants, illustre cette réalité clinique.
Dépistage et traitements : agir sans tarder
Face à ces symptômes, un rendez-vous rapide chez un spécialiste ORL s’impose : plus le diagnostic est posé tôt via audiométrie et imagerie, meilleures sont les chances de préserver l’audition. Les traitements actuellement proposés s’articulent autour de trois options principales : prescription de fluor pour freiner la maladie, recours à la chirurgie avec remplacement de l’étrier par un piston – qui améliore nettement la transmission sonore –, ou encore appareillage auditif adapté.
Si le grand public connaît peu l’otospongiose, il n’en reste pas moins essentiel d’être attentif aux premiers signes et d’en parler avec son entourage ou son médecin. Comme souvent en santé, tout se joue dans le timing du diagnostic.
