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Un excès de déchets cérébraux dès l’enfance pourrait favoriser l’apparition de la psychose

Actualité > Recherche > Cerveau > Enfant
Par Germain Montor,  publié le 1 avril 2026 à 18h00.
Enfant concentré avec mouchoir

Image d'illustration. Un enfant allergique. ADN

Des recherches récentes suggèrent qu’une accumulation excessive de déchets dans le cerveau pourrait jouer un rôle dans l’apparition de la psychose, et que ce phénomène pourrait débuter dès l’enfance, soulignant l’importance d’une vigilance précoce.

Tl;dr

  • Dysfonction du glymphatique lié au risque de psychose.
  • Altérations cérébrales détectables dès l’enfance chez 22q11DS.
  • Perspective de prévention précoce des troubles psychotiques.

Des mécanismes cérébraux sous surveillance

Les recherches sur le fonctionnement du système glymphatique – véritable « service de nettoyage » du cerveau – continuent d’apporter leur lot de découvertes. Cette fois, c’est une équipe internationale qui s’est penchée sur la question à travers une étude consacrée au syndrome de délétion 22q11.2 (22q11DS). Chez ces personnes, la probabilité de développer un trouble psychotique, tel que la schizophrénie, est significativement accrue. L’analyse, menée sur une cohorte suivie pendant plus de deux décennies, met en lumière un lien entre dysfonctionnement du système glymphatique et émergence précoce de troubles psychotiques.

L’évolution du cerveau scrutée sur vingt-cinq ans

Au fil d’un suivi longitudinal exceptionnel — certains participants ayant été examinés à plusieurs reprises entre 5 et 35 ans — les scientifiques ont pu comparer l’évolution cérébrale des porteurs du 22q11DS et celle d’individus en bonne santé. Très tôt, ils ont constaté chez les premiers des signes d’insuffisance dans l’élimination des déchets cérébraux. Plus révélateur encore : chez ceux qui ont développé des symptômes de psychose, le système glymphatique semblait ne pas se développer ni s’étendre normalement avec l’âge.

Les analyses reposaient notamment sur l’indice ALPS, une mesure novatrice qui évalue la circulation de l’eau dans le cerveau le long des principaux « canaux d’évacuation ». Un faible score indique que les mécanismes d’auto-nettoyage sont grippés : les déchets chimiques s’accumulent alors, provoquant inflammation et dommages cellulaires.

Déséquilibres neurochimiques et conséquences potentielles

En approfondissant leur enquête auprès de 39 participants, les chercheurs ont étudié un point crucial : l’équilibre entre signaux excitateurs (principalement via le glutamate) et inhibiteurs (GABA). Or, lorsque le système glymphatique fonctionnait mal – traduit par une circulation réduite –, un excès d’activité excitatrice s’observait. Selon le psychiatre Alessandro Pascucci, cette « excitation excessive peut devenir toxique pour les neurones et contribuer à altérer certaines régions du cerveau particulièrement vulnérables à la psychose, comme l’hippocampe ».

Voici ce qui ressort comme principaux facteurs :

  • Dysfonctionnement du glymphatique : altération précoce observable via l’indice ALPS.
  • Déséquilibre neurochimique : prédominance des signaux excitateurs.
  • Vulnérabilité spécifique : hippocampe affecté par stress et inflammation.

Nouvelles pistes pour la prévention ?

Si la défaillance du système glymphatique ne se limite pas au seul 22q11DS, ces résultats ouvrent toutefois une perspective inédite : identifier très tôt les signes avant-coureurs afin d’agir bien avant la survenue des premiers symptômes psychotiques. Actuellement, la majorité des traitements se concentre encore sur la gestion symptomatique ; or, comme le souligne le professeur Stephan Eliez, « identifier ces facteurs prédictifs modifiables pourrait ouvrir la voie à des stratégies visant à retarder ou même prévenir un premier épisode psychotique ». Une avancée que la communauté scientifique suivra sans doute avec attention.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des mécanismes cérébraux sous surveillance
  • L’évolution du cerveau scrutée sur vingt-cinq ans
  • Déséquilibres neurochimiques et conséquences potentielles
  • Nouvelles pistes pour la prévention ?
En savoir plus
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