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Une analyse d’un million de cellules sanguines éclaire la prévalence accrue des maladies auto-immunes chez les femmes

Actualité > Recherche > Femme > Sang
Par Germain Montor,  publié le 10 mai 2026 à 9h00.
Test sang laboratoire

Image d'illustration. Test sang laboratoireADN

Une vaste analyse portant sur un million de cellules sanguines révèle des différences biologiques pouvant éclairer la plus grande vulnérabilité des femmes face aux maladies auto-immunes, contribuant ainsi à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à ces pathologies.

Tl;dr

  • Les maladies auto-immunes touchent bien plus les femmes.
  • Plus de 1 000 « interrupteurs » génétiques diffèrent selon le sexe.
  • Cela ouvre la voie à des traitements mieux ciblés.

Des mécanismes immunitaires enfin dévoilés

À l’échelle mondiale, les maladies auto-immunes frappent davantage les femmes que les hommes. Une équipe de recherche du Garvan Institute of Medical Research, en Australie, vient d’apporter un éclairage inédit sur cette disparité, après avoir analysé plus de 1,25 million de cellules sanguines individuelles issues de près d’un millier de participants (564 femmes et 418 hommes).

Ce travail titanesque a mis en lumière l’existence de plus de 1 000 commutateurs génétiques, ou « expression quantitative trait loci », qui orchestrent différemment l’activité immunitaire selon le sexe, parfois bien au-delà des chromosomes X ou Y, puisque ces différences s’observent aussi sur des chromosomes dits autosomes.

Une cartographie précise des cellules immunitaires

Pour parvenir à ce niveau de détail inédit, les chercheurs ont recouru au séquençage ARN cellule par cellule. Cette technique permet d’examiner la façon dont chaque type de cellule – notamment les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMC), comprenant plusieurs variétés de globules blancs – s’exprime au plan génétique. Un constat frappant : chez les hommes, une proportion plus importante de cellules « premières intervenantes », appelées monocytes, se charge principalement du maintien et des réparations basiques. Les femmes, quant à elles, affichent des taux supérieurs de lymphocytes B et T, signes d’une réponse adaptative prête à réagir vivement aux menaces.

Vers une médecine personnalisée ?

Ce profil hautement réactif du système immunitaire féminin confère certes un avantage contre certaines infections virales, mais il comporte une contrepartie notable : une prédisposition accrue aux pathologies auto-immunes telles que le lupus ou la sclérose en plaques. « Nos résultats démontrent que le système immunitaire doit impérativement être étudié avec la variable du sexe en tête », insiste Seyhan Yazar, spécialiste en biologie computationnelle au Garvan Institute. Jusqu’ici, bien des recherches négligeaient encore ces spécificités essentielles.

Concrètement, deux gènes clés – FCGR3A et ITGB2, associés depuis longtemps au lupus systémique – présentent chez les femmes une activité exacerbée par des commutateurs génétiques spécifiques. Cela vient confirmer un lien direct entre le sexe et la prévalence accrue des maladies auto-immunes chez elles.

Pistes thérapeutiques à affiner

Aujourd’hui encore, les traitements restent souvent uniformisés et peu adaptés à ces différences biologiques fondamentales. Pourtant, comme le rappelle le statisticien généticien Joseph Powell, « pour exploiter tout le potentiel de la médecine de précision, il devient indispensable d’intégrer ces variables biologiques fondamentales dans la prise en charge médicale ». L’avenir semble donc se dessiner vers des solutions thérapeutiques beaucoup plus personnalisées pour chaque patient… et patiente.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des mécanismes immunitaires enfin dévoilés
  • Une cartographie précise des cellules immunitaires
  • Vers une médecine personnalisée ?
  • Pistes thérapeutiques à affiner
En savoir plus
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