3 gestes faciles à adopter lors du brossage des dents pour réduire le risque de démence

Image d'illustration. Gros plan d une personne tenant une brosse à dents et du dentifriceADN
Un neuroscientifique met en avant trois habitudes faciles à adopter lors du brossage des dents, qui pourraient contribuer à réduire le risque de développer une démence. Ces recommandations s’appuient sur des observations récentes en matière de santé cérébrale.
Tl;dr
- Des gestes simples lors du brossage stimulent le cerveau.
- Non-dominant, équilibre et séquences inversées favorisent la cognition.
- Pratiques faciles à intégrer au quotidien, bénéfiques pour l’esprit.
Transformer un rituel quotidien en exercice cérébral
S’arrêter un instant sur nos habitudes les plus ordinaires peut parfois ouvrir de véritables pistes de réflexion. Le brossage des dents, par exemple, pourrait devenir bien plus qu’un simple geste d’hygiène selon la neuroscientifique Jules. À travers une vidéo Instagram récemment publiée, elle attire l’attention sur la montée préoccupante du déclin cognitif mondial, insistant sur l’importance d’exploiter les routines pour renforcer la neuroplasticité, le contrôle cognitif et la prévention de la démence.
Trois gestes pour stimuler l’esprit chaque matin
À la lumière de récentes études, plusieurs actions simples intégrées à votre rituel matinal pourraient activer diverses zones du cerveau. Voici ce que recommande Jules lors du brossage :
- Utiliser sa main non-dominante pour rompre l’automatisme et mobiliser de nouveaux circuits neuronaux.
- Se tenir en équilibre sur une jambe afin de solliciter les systèmes de coordination et d’équilibre.
- Réciter à l’envers l’alphabet et les chiffres, ce qui met au défi la mémoire de travail.
Ces exercices, accessibles à tous, se greffent aisément au quotidien sans matériel particulier.
L’impact concret sur le cerveau : entre agilité mentale et équilibre physique
Utiliser sa main opposée transforme un acte routinier en véritable challenge mental ; il s’agit là d’une façon efficace de « sortir du pilote automatique » selon Jules. D’ailleurs, plusieurs recherches pointent que cette pratique stimule les régions frontales et pariétales impliquées dans la stratégie et la concentration. Quant à l’équilibre sur une jambe, il ne s’agit pas seulement d’un défi physique : il engage aussi les réseaux cérébraux responsables de la proprioception. L’amélioration de l’équilibre est corrélée à une réduction des risques de troubles cognitifs avec l’âge.
Enfin, les séquences inversées — dire les lettres ou chiffres à rebours — sollicitent fortement l’attention et renforcent les fonctions exécutives. Pour ceux qui cherchent à aller plus loin, combiner ces tâches – par exemple se tenir en équilibre tout en récitant une séquence inversée – démultiplie le bénéfice en sollicitant simultanément corps et esprit.
Ajuster ses routines : simplicité et efficacité au service du cerveau
Ce qui frappe dans cette approche n’est pas tant sa nouveauté que son accessibilité : « Aucune excuse pour ne pas essayer : ces exercices s’intègrent parfaitement à notre emploi du temps quotidien », insiste Jules. Il suffit par exemple d’alterner régulièrement la main utilisée ou d’augmenter graduellement le temps passé sur une jambe. Même si ces pratiques ne remplacent ni sport ni interactions sociales pour préserver ses facultés mentales, elles constituent un levier simple pour dynamiser sa réserve cognitive jour après jour. En somme, transformer des gestes banals en opportunités pour « bâtir de nouvelles connexions neuronales » pourrait bien faire toute la différence sur le long terme.
