Quand le pollen grimpe, les symptômes reviennent. Pollution, CO2, alimentation: plusieurs facteurs expliquent la hausse des allergies en Espagne.
En bref
- Les allergies progressent
- Le pollen n’explique pas tout
- Quatre options naturelles sont citées
Le nombre de personnes allergiques continue d’augmenter. Et, dans ce tableau, le pollen n’est qu’une partie de l’histoire. La pollution en ville, avec la hausse du CO2 dans l’atmosphère, favoriserait le développement des plantes et donc une pollinisation plus importante, explique la SEAIC, la Société espagnole d’allergologie et d’immunologie clinique. Autre facteur avancé, moins évident pour le grand public: l’usage excessif d’additifs alimentaires.
Pourquoi les allergies gagnent du terrain
Quand les températures montent, beaucoup connaissent la suite. Yeux qui grattent, fatigue, nez bouché, irritation. Mais l’enjeu ne se résume pas à un inconfort saisonnier. Si davantage de personnes basculent vers l’allergie, c’est aussi parce que l’environnement change. Le rôle du CO2 est présenté ici de façon très concrète: ce gaz intervient dans la photosynthèse et son augmentation favoriserait, par ricochet, une production de pollen plus forte.
Bon, cela ne veut pas dire qu’une cause unique explique tout. Le texte met côte à côte l’air des villes et l’alimentation transformée, ce qui donne une idée assez nette du problème: on parle d’un terrain globalement plus favorable aux réactions allergiques.
Les signaux qui doivent alerter
Le repérage précoce est présenté comme un point clé. Les symptômes les plus fréquents sont connus, mais on les banalise souvent: démangeaisons oculaires, éternuements répétés, congestion nasale, toux qui dure, sécrétions très abondantes dans le nez, la gorge ou même les oreilles.
Au réveil, des sécrétions oculaires collantes peuvent aussi apparaître. Et ce surplus de mucus peut aller jusqu’à provoquer des infections parfois confondues avec une sinusite ou une otite. Résultat? On peut passer à côté du bon diagnostic.
Les antihistaminiques, efficaces mais pas sans limites
Le traitement de base cité par les allergologues et les médecins généralistes reste l’antihistaminique. Il peut servir en traitement de choc pendant une crise, ou s’inscrire dans la durée dans les formes plus lourdes.
Mais ces médicaments ont leurs revers. Sont mentionnés ici la fatigue, la somnolence et une baisse de l’attention, avec un impact possible sur la vie quotidienne. Le texte ajoute aussi qu’ils peuvent perdre en efficacité avec le temps.
Quatre pistes naturelles citées contre les symptômes
Parmi les options naturelles mises en avant, on trouve d’abord le sol de oro, présenté comme une plante aux propriétés antiallergiques, anti-inflammatoires, expectorantes et antispasmodiques, avec un effet sur l’élimination des mucosités respiratoires.
L’ortie verte est, elle, décrite comme un soutien du système immunitaire, utile contre les refroidissements et pour faciliter l’évacuation du mucus. La quercétine, flavonoïde présent notamment dans l’oignon, l’ail, les épinards, le brocoli, le chou-fleur, les choux de Bruxelles, le poivron rouge ou la pomme, est citée pour son activité antioxydante, son effet anti-inflammatoire et sa capacité à réduire la libération d’histamine.
Même logique pour la vitamine C, évoquée pour cette inhibition de l’histamine et pour la protection des cellules du tractus respiratoire. Elle est signalée dans le chou vert, le brocoli, le chou-fleur, les poivrons, mais aussi dans le kiwi, la papaye, l’orange ou la fraise. Ce que ça change pour vous? Surtout une chose: mieux repérer les symptômes, comprendre ce qui les entretient, et savoir que les solutions évoquées ne se limitent pas aux médicaments.