Boissons chaudes : les experts alertent sur le risque de cancer lié à leur consommation régulière

Image d'illustration. Boisson chaudeADN
Des spécialistes alertent sur les risques liés à la consommation fréquente de boissons chaudes. Plusieurs études établissent un lien entre cette habitude et une augmentation du risque de cancer, incitant à la vigilance face à ces dangers potentiels.
Tl;dr
- Boissons >65°C augmentent le risque de cancer œsophagien.
- Ce n’est pas la boisson, mais la température qui compte.
- Laisser refroidir réduit considérablement le danger.
Le risque insoupçonné des boissons trop chaudes
Débuter la journée avec un thé ou un café brûlant, voilà une habitude partagée par des millions de personnes. Pourtant, selon plusieurs études relayées par le National Institutes of Health et l’Organisation mondiale de la Santé, ce rituel anodin pourrait cacher un véritable danger. La consommation régulière de boissons dépassant les 65°C favoriserait l’apparition du cancer de l’œsophage, une maladie encore trop souvent diagnostiquée tardivement.
Bouillir… mais pas trop : quand la température devient toxique
Ce n’est ni le thé, ni le café, ni même la soupe qui posent problème, mais bel et bien leur température. Qu’elles soient parfumées, corsées ou simplement composées d’eau, toutes ces boissons deviennent potentiellement nocives si elles sont ingérées à plus de 65°C. Cette limite a été établie par la WHO, qui classe les liquides consommés très chauds comme « probablement cancérogènes pour l’homme ». Les dommages répétés infligés à la muqueuse œsophagienne pourraient provoquer des inflammations chroniques, voire des modifications cellulaires susceptibles d’aboutir à une forme grave : le carcinome épidermoïde de l’œsophage. À noter que cette pathologie se manifeste souvent discrètement : difficulté à avaler, gêne persistante dans la gorge ou amaigrissement inexpliqué – autant de signes qui conduisent fréquemment à un diagnostic tardif.
L’ampleur mondiale du phénomène
Dans certains pays tels que l’Iran, la Chine ou encore certaines régions d’Amérique du Sud, où l’on consomme traditionnellement du thé ou de l’eau bouillante, les taux de cancers œsophagiens sont particulièrement élevés. Ces données confortent l’idée selon laquelle c’est bien la température – et non les ingrédients – qui constitue le facteur décisif. Plus largement, ce cancer figure aujourd’hui parmi les huit plus fréquents dans le monde et affiche un taux de survie alarmant lorsqu’il est repéré à un stade avancé.
Mieux vaut prévenir : gestes simples pour limiter les risques
Les spécialistes insistent sur quelques gestes essentiels pour limiter ce risque :
- Laisser reposer son breuvage au moins quatre à cinq minutes avant dégustation ;
- Mélanger ou souffler dessus afin d’abaisser rapidement sa température ;
- Agrémentez-le d’un peu d’eau froide ou de lait si besoin.
Même si ce conseil paraît évident, il s’avère qu’une simple précaution – attendre que son café ne soit plus brûlant – pourrait protéger durablement notre santé œsophagienne. Les habitudes ont parfois la vie dure… mais il n’est jamais trop tard pour adopter une routine plus prudente face à ce risque silencieux.
- Une étude révèle un lien entre certains conservateurs alimentaires et un risque accru de cancer
- De grandes études révèlent un lien entre conservateurs alimentaires et augmentation des risques de cancer et diabète
- Dix minutes d’exercice suffisent à transformer la lutte biologique contre le cancer colorectal
