Bruxisme : 3 indices discrets qui révèlent que vous serrez les dents, d’après des spécialistes

Appareil dentaire ado
Image d'illustration. Appareil dentaire ado — ADN

Souvent ignoré, le grincement des dents touche de nombreuses personnes sans qu’elles en aient conscience. Des spécialistes révèlent trois indices discrets permettant de repérer ce trouble, parfois responsable de douleurs et de complications dentaires.

  • Le bruxisme touche beaucoup sans qu’ils en soient conscients.
  • Stress, médicaments et sommeil troublé favorisent ce trouble.
  • Solutions : consultation médicale, protections dentaires, gestion du stress.

Un trouble sous-estimé : le bruxisme

Presque sans s’en apercevoir, une part notable de la population serre ou grince des dents – le phénomène porte un nom : le bruxisme. Selon les experts, près d’un quart des adultes seraient concernés à l’état d’éveil, tandis que durant la nuit, environ un individu sur six en souffre. Pourtant, les signes avant-coureurs passent souvent inaperçus : douleur à la mâchoire ou à la tempe, gêne en mastiquant ou sensation de blocage au niveau de l’articulation.

Les causes multiples du grincement de dents

Les raisons qui mènent à ce trouble sont diverses. Un mélange de facteurs physiques, psychologiques et liés au mode de vie joue généralement un rôle. Les personnes exposées à un fort stress, à l’anxiété ou à la dépression présentent davantage de risques. L’usage de certains médicaments (notamment prescrits dans le traitement de la schizophrénie ou de la dépression), ainsi qu’une consommation excessive de caféine, d’alcool ou de nicotine aggravent également le phénomène. À cela s’ajoutent des troubles du sommeil tels que l’apnée du sommeil, qui fragilisent l’équilibre général et favorisent ces spasmes musculaires incontrôlés. Notons d’ailleurs qu’un bruit distinct peut trahir le bruxisme nocturne – votre partenaire pourrait bien vous en alerter.

Savoir détecter et agir contre le bruxisme

Face à des symptômes persistants, il est conseillé de consulter son médecin ou son dentiste. Ce dernier recherchera notamment :

D’autres examens peuvent être envisagés : polysomnographie pour dépister l’apnée du sommeil ou analyse des médicaments pris au quotidien.

Du côté des solutions concrètes, plusieurs options s’offrent aux patients : port d’une gouttière nocturne (ou « occlusale »), physiothérapie spécialisée pour soulager douleurs et blocages articulaires, recours ponctuel aux antalgiques, voire injections de botox – cette dernière approche restant coûteuse et temporaire.

Lutter contre les causes pour une meilleure santé bucco-dentaire

Si ces traitements permettent de limiter les dégâts et d’atténuer les douleurs, ils ne ciblent pas les origines profondes du problème. Pour réduire durablement le bruxisme, il convient d’agir sur ses racines : apprendre à gérer son stress, adopter une bonne hygiène de sommeil – par exemple en limitant stimulants et écrans avant le coucher –, reste essentiel. Car comme le rappellent les spécialistes interrogés : « Mieux vaut prévenir que guérir ! »