CBD et course à pied, entre promesse de récupération et zone grise

cbd bocaux
Image d'illustration. cbd bocaux — ADN

Le cannabidiol n’est plus interdit en compétition, contrairement au THC. Mais entre effet antidouleur potentiel et risques à forte dose, le sujet reste délicat.

En bref

  • Le CBD n’est plus prohibé en compétition
  • Le THC reste contrôlé dans l’urine
  • Des risques existent à forte dose

Le cadre a bougé, et ce n’est pas un détail. En 2013, l’Agence mondiale antidopage, suivie par le Comité olympique international et le Comité paralympique international, a relevé le seuil de THC dans l’urine des athlètes, de 15 à 150 nanogrammes par millilitre. Le cannabidiol, lui, n’est plus classé parmi les substances interdites. Résultat, aucun seuil maximal de concentration urinaire n’est fixé pour le CBD.

Le CBD n’est plus interdit, le THC reste surveillé

Ce point compte, parce qu’on mélange souvent les deux. Le CBD est présenté ici comme le principal principe actif des feuilles de cannabis, alors que le THC reste le métabolite surveillé par les règles antidopage. Pour un sportif, la nuance est nette sur le papier. Elle l’est moins dans le débat public, où cannabis et cannabidiol sont encore souvent mis dans le même sac.

Pourquoi certains coureurs peuvent y voir un intérêt

Ce qui alimente l’intérêt, ce sont des usages très concrets. Le cannabidiol est décrit comme un antalgique naturel, une aide pour le sommeil, un recours contre l’anxiété chronique, mais aussi comme un soutien possible après des entraînements très intenses ou une compétition.

Et ce n’est pas limité au sport. En médecine, il est aussi utilisé pour plusieurs de ces effets, avec, selon le texte, des emplois visant à freiner la croissance de certaines cellules cancéreuses ou à calmer des épisodes de schizophrénie.

Le point clé, son action sur le système endocannabinoïde

L’explication avancée passe par notre propre système endocannabinoïde. Il participe au fonctionnement d’un grand nombre de systèmes de l’organisme, y compris le système cardiovasculaire. Comme ce système jouerait aussi un rôle important dans la sensation d’euphorie du coureur, le cannabidiol pourrait réduire la perception de la douleur.

Bon, il faut rester carré sur les mots. Pourrait, ce n’est pas prouve définitivement. Mais pour un effort très dur ou une course précise, l’idée intéresse forcément.

Des effets indésirables à ne pas évacuer

Le tableau n’est pas seulement positif. Des études pointent aussi des effets aigus quand la prise se fait à doses élevées et sur une longue période. Parmi les problèmes signalés, on trouve des troubles de la mémoire, des difficultés de coordination, et même des poussées psychotiques ou de paranoïa.

Ce que ça change pour vous, en gros, tient en une ligne. Le CBD n’est plus interdit en compétition, mais il n’est pas pour autant anodin, surtout si l’on parle de doses importantes et de prise prolongée.

Germain Montor

Spécialiste Santé

Rédacteur web spécialisé dans l’univers de la santé et du bien-être

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