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Des preuves inédites confirment enfin l’usage médical des excréments par les anciens Romains

Actualité > Recherche > Médicament > Science
Par Germain Montor,  publié le 12 février 2026 à 18h00.
fossiles armes

Image d'illustration. Fossiles armesADN

Des analyses archéologiques révèlent pour la première fois des preuves concrètes de l’utilisation d’excréments humains comme remède médicinal par les Romains, confirmant ainsi une pratique longtemps évoquée par les textes antiques mais jamais étayée scientifiquement.

Tl;dr

  • Découverte de traces de selles humaines dans une fiole romaine.
  • Les excréments étaient utilisés en médecine antique.
  • Les greffes fécales modernes offrent des pistes thérapeutiques.

Des vestiges inattendus dans une fiole romaine

C’est au cœur de la Turquie, à la Bergama Archaeology Museum, qu’un artefact d’apparence anodine a livré un secret bien particulier. Dans un flacon allongé, appelé unguentarium et daté du IIe siècle de notre ère, des archéologues ont identifié des résidus chimiques attestant la présence de selles humaines. Jusqu’ici, ces fioles étaient surtout associées à des usages cosmétiques ou parfumés. Mais après avoir prélevé et analysé les fragments brunâtres retrouvés à l’intérieur, l’équipe dirigée par l’archéologue Cenker Atila a mis au jour une réalité médicale ancienne : l’utilisation du contenu du flacon à des fins thérapeutiques.

Médecine antique : entre excréments et remèdes

Ce n’est pas une surprise totale pour qui connaît les écrits de médecins comme Galen, Pline l’Ancien ou encore Hippocrate. La médecine gréco-romaine recommandait, dans certains cas, le recours à diverses formes de dung therapy, souvent issues d’animaux mais parfois également humaines. Les textes évoquent l’application locale d’excréments pour soigner inflammations ou infections. Galen, lui-même, mentionne à plus de vingt reprises ces pratiques – citant notamment l’usage des selles d’enfants nourris selon un régime spécifique.

Il faut rappeler que ces traitements pouvaient s’accompagner d’aromates comme le thym, sans doute pour masquer les odeurs désagréables. Un point que confirme l’analyse du contenu retrouvé dans la fiole turque.

Un héritage ancien aux échos contemporains

La frontière entre soin et magie était ténue dans l’Antiquité : ainsi que le notent les chercheurs, « les usages cosmétiques et médicinaux se confondaient volontiers ». Cette tradition n’a pas totalement disparu avec la Rome antique. Si le Moyen Âge a prolongé certaines expérimentations à base d’excréments, ces pratiques se sont éteintes au XVIIIe siècle, sans doute en raison des risques infectieux évidents.

Aujourd’hui pourtant, la science redécouvre le potentiel médical des selles grâce aux greffes fécales. La procédure reste expérimentale et comporte ses propres dangers – contamination bactérienne notamment –, mais elle ouvre malgré tout des perspectives inédites pour traiter des maladies aussi diverses que le syndrome du côlon irritable, certains troubles psychiatriques ou encore les infections résistantes aux antibiotiques.

L’espoir renaît grâce au microbiome intestinal

Les études sur les souris abondent : on observe chez les sujets âgés ayant reçu un transplant fécal de jeunes animaux un rajeunissement du microbiome intestinal et même une amélioration de certains marqueurs liés au vieillissement. Si ces résultats restent préliminaires chez l’humain – avec une efficacité qui semble s’atténuer après six mois – ils soulignent combien il reste à explorer sur notre propre flore intestinale. Au fond, peut-être que « l’idée d’utiliser les excréments comme médicament n’était pas si farfelue que cela… Galen avait peut-être vu juste. »

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des vestiges inattendus dans une fiole romaine
  • Médecine antique : entre excréments et remèdes
  • Un héritage ancien aux échos contemporains
  • L’espoir renaît grâce au microbiome intestinal
En savoir plus
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