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Une consommation quotidienne de caféine pourrait diminuer le risque de démence

Actualité > Recherche > Consommation > Café
Par Germain Montor,  publié le 11 février 2026 à 9h00.
Gros plan d une illustration de cerveau et tasse de café

Image d'illustration. Liens entre cerveau et café.ADN

Selon une récente étude, la consommation quotidienne de caféine serait associée à une diminution du risque de développer une démence. Les chercheurs mettent en lumière ce lien potentiel après avoir analysé les habitudes de consommation et la santé cognitive de nombreux participants.

Tl;dr

  • Consommer café ou thé réduit le risque de démence.
  • Effet protecteur lié à la caféine, pas au décaféiné.
  • Bénéfices maximaux : 2-3 cafés ou 1-2 thés/jour.

Café et thé : une piste prometteuse contre la démence

Les amateurs de café et de thé peuvent souffler un peu : loin d’être de simples plaisirs quotidiens, ces boissons pourraient offrir un avantage inattendu. Une étude d’envergure, publiée dans la revue JAMA, vient en effet renforcer l’hypothèse selon laquelle une consommation modérée de caféine contribuerait à ralentir le déclin cognitif et à réduire le risque de développer une démence.

Un corpus scientifique en pleine expansion

Au fil des années, plusieurs travaux ont déjà mis en évidence ce lien entre caféine et santé cérébrale. Une analyse récente menée auprès de plus de 200 000 personnes issues du UK Biobank a montré que les buveurs réguliers de café – pourvu qu’il soit non sucré et contenant de la caféine – présentaient un risque diminué d’Alzheimer (−34%) et de Parkinson (−37%) par rapport aux non-consommateurs. Autre résultat interpellant : trois tasses quotidiennes pourraient augmenter l’espérance de vie moyenne de près de deux ans.

L’étude en détail : méthodologie rigoureuse et nuances

La nouvelle recherche s’appuie sur des données collectées pendant plus de quarante ans auprès d’un vaste échantillon : près de 132 000 participants, dont 86 606 femmes du Nurses’ Health Study et 45 215 hommes du Health Professionals Follow-up Study. Leur consommation en caféine était évaluée régulièrement via des questionnaires alimentaires, tandis que leur fonction cognitive faisait l’objet d’un suivi attentif. Sur la durée, 11 033 cas de démence ont été recensés.

Les résultats révèlent que les participants ayant une forte consommation de caféine affichaient un risque réduit de 18 % pour la démence par rapport à ceux qui en consommaient très peu ou pas du tout. Plus précisément :

  • Les buveurs assidus signalaient moins souvent un déclin cognitif subjectif.
  • Les effets positifs se concentraient chez ceux consommant deux à trois tasses de café ou une à deux tasses de thé par jour.
  • Aucun bénéfice n’était relevé avec les boissons décaféinées.

Des limites… et quelques réserves

Toutefois, il convient d’interpréter ces chiffres avec prudence. Si aucune hausse des risques n’a été détectée au-delà des doses modérées, boire plus ne semble pas majorer les bénéfices. À l’inverse, certaines études signalent qu’au-delà de six tasses quotidiennes, le risque pourrait remonter.

Comme le rappelle Daniel Wang, nutritionniste chez Mass General Brigham, « notre étude indique que le café ou le thé peut être une pièce du puzzle, mais ne suffit pas à lui seul pour préserver la cognition avec l’âge ». Enfin, si les chercheurs ont ajusté leur analyse selon divers facteurs (habitudes alimentaires, antécédents médicaux…), ils soulignent que seule une association est démontrée ici – aucun lien direct ne peut être affirmé sans recherches complémentaires sur les mécanismes impliqués.

Savourer un bon café n’est sans doute pas miraculeux, mais s’inscrit parmi les gestes quotidiens qui pourraient compter pour la mémoire.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Café et thé : une piste prometteuse contre la démence
  • Un corpus scientifique en pleine expansion
  • L’étude en détail : méthodologie rigoureuse et nuances
  • Des limites… et quelques réserves
En savoir plus
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