Selon une étude, les purificateurs d’air pourraient améliorer les capacités cérébrales

Image d'illustration. Dyson HushJet Purifier CompactDyson / PR-ADN
Selon une étude récente, l’utilisation de purificateurs d’air pourrait améliorer les performances cérébrales. Les chercheurs mettent en lumière un lien entre la qualité de l’air intérieur et le fonctionnement cognitif, ouvrant des pistes pour la santé mentale.
Tl;dr
- Un purificateur HEPA améliore légèrement la cognition après 1 mois.
- L’effet est notable dès l’âge de 40 ans.
- Les bénéfices sont comparables à l’exercice physique.
Des effets mesurables sur le cerveau grâce aux purificateurs HEPA
La pollution de l’air, longtemps associée aux maladies respiratoires et cardiovasculaires, révèle aujourd’hui son impact direct sur la santé du cerveau. À Somerville, dans le Massachusetts – une ville enclavée entre deux axes routiers majeurs –, des chercheurs se sont intéressés à l’effet des purificateurs d’air équipés de filtres HEPA (« high efficiency particulate air ») sur la fonction cognitive des adultes.
Une étude au cœur de la pollution urbaine
Menée auprès de 119 participants âgés de 30 à 74 ans, cette recherche a suivi une méthodologie rigoureuse : chaque volontaire a utilisé tour à tour un véritable purificateur HEPA, puis un appareil factice dépourvu de filtre, avec une période d’interruption entre les deux. Les habitants de Somerville, exposés quotidiennement à la pollution liée au trafic, constituaient donc un terrain idéal pour évaluer ces dispositifs.
À l’issue de chaque période d’utilisation, des tests cognitifs ont été réalisés. Ces évaluations portaient notamment sur la mémoire visuelle, la rapidité motrice ainsi que sur les capacités dites « exécutives », en demandant par exemple d’alterner lettres et chiffres dans des exercices précis.
Cognition : des progrès concrets dès 40 ans
Les résultats interpellent : chez les personnes âgées d’au moins 40 ans (soit environ 42 % du groupe), l’usage du purificateur HEPA pendant un mois a permis d’accomplir les tâches mesurant la flexibilité mentale et les fonctions exécutives en moyenne 12 % plus rapidement qu’après un mois avec le faux appareil. Un gain modeste, mais comparable aux bienfaits constatés après une augmentation de l’activité physique quotidienne. Ce constat reste valable même en tenant compte du temps passé à l’intérieur ou du niveau de stress lié au test.
Voici ce qui ressort principalement :
- L’amélioration cognitive s’observe sans bouleversement immédiat, mais pourrait ralentir le déclin mental associé à l’âge.
Des questions ouvertes pour l’avenir
Malgré ces avancées, plusieurs zones d’ombre persistent. L’étude n’a pas permis d’explorer les effets chez les seniors de plus de 60 ans, peu nombreux dans l’échantillon. Par ailleurs, il demeure incertain si une utilisation prolongée accentuerait encore ce bénéfice.
L’un des mécanismes envisagés implique que la réduction des particules fines protège la substance blanche du cerveau – essentielle pour la communication entre régions cérébrales. Les auteurs annoncent poursuivre leurs recherches afin d’éclaircir cette hypothèse et d’analyser plus finement les variations métaboliques liées à la qualité de l’air inspiré.
Dans ce contexte où la pollution atmosphérique frappe inégalement selon le quartier ou le niveau social, cette piste accessible pourrait devenir une arme précieuse face au déclin cognitif lié à l’environnement urbain moderne.
