Sport : pourquoi la sieste est vue comme un « EPO naturel »

Espace de relaxation dans un bureau contemporain avec éclairage tamisé et coussins douillets
Image d'illustration. Pod de sieste confortable dans un bureau moderne — ADN

Chez les coureurs, la sieste traîne une réputation flatteuse : celle d’un « EPO naturel ». L’idée repose moins sur le dopage que sur la récupération.

En bref

  • La sieste n’imite pas le dopage
  • Elle aide surtout la récupération musculaire
  • Le besoin de sommeil grimpe avec l’entraînement

L’expression a de quoi surprendre. Dans le milieu de la course, la sieste est parfois présentée comme un « EPO naturel ». Il faut tout de suite corriger le tir, elle ne fait pas monter l’hématocrite comme l’EPO utilisée pour le dopage. En gros, le surnom parle d’un possible gain de performance, pas d’un mécanisme chimique comparable.

Une formule flatteuse, mais à remettre à sa place

Ce raccourci s’est installé depuis longtemps chez les coureurs. À l’époque des performances hors normes en marathon de Paula Radcliffe, sa sieste quotidienne traînait déjà cette réputation. Mais la comparaison s’arrête vite, et c’est mieux ainsi. La source insiste sur un point simple, dormir dans la journée ne transforme pas le sang, ça améliore surtout la façon dont le corps récupère de l’effort.

Le sommeil compte aussi dans la charge d’entraînement

Pour un coureur amateur, le sujet est très concret. On n’a pas les journées d’un sportif professionnel, alors grappiller du repos n’a rien d’un détail. L’idée avancée par les experts cités est claire, il faudrait ajouter une minute de sommeil par tranche de deux kilomètres courus dans la semaine.

Les besoins habituels d’un adulte tournent autour de 7 h 30 à 8 heures par nuit. À cela s’ajoute l’effet de l’entraînement. Exemple donné, si vous courez 50 kilomètres par semaine, il faudrait dormir 25 minutes de plus chaque nuit. Pas de quoi paniquer si ce n’est pas possible, mais cela donne un ordre de grandeur utile.

Pourquoi une sieste peut aider les muscles

Le cœur de l’explication est physiologique. Pendant le sommeil, le corps produit de l’hormone de croissance, celle qui participe à la réparation après les micro-lésions liées à l’effort. C’est durant ce repos que les muscles se refont, puis progressent.

Dit autrement, l’entraînement abîme un peu pour faire progresser ensuite. Le repos sert à encaisser cette agression, puis à préparer la suivante. Résultat ? Une récupération plus propre, avec moins de risque d’enchaîner en étant déjà entamé.

Ce que cela change concrètement pour un coureur

Si les nuits sont trop courtes à cause du rythme de vie ou des habitudes, la source rappelle qu’une sieste peut compenser une partie du manque. C’est d’ailleurs ce qui explique sa bonne image chez les athlètes.

Bref, appeler cela un « EPO naturel » est surtout une formule. Le vrai message est ailleurs, dormir plus, la nuit ou avec une heure de sieste quand c’est possible, peut améliorer l’assimilation de l’entraînement et aider à repartir plus frais pour la séance suivante.

Germain Montor

Spécialiste Santé

Rédacteur web spécialisé dans l’univers de la santé et du bien-être

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