Un plaisir occasionnel pourrait être meilleur pour votre cœur que l’absence totale de sucre ajouté

Image d'illustration. Crêpes sucrées. ADN
Il se pourrait que se faire plaisir de temps en temps soit meilleur pour votre cœur que de ne consommer aucun sucre ajouté du tout.
Tl;dr
- Une consommation modérée de sucre serait bénéfique pour le cœur.
- La source de sucre consommée influence le risque cardiovasculaire.
- Les sucres liquides sont moins rassasiants et favorisent la surconsommation.
Le sucre, ami ou ennemi du cœur ?
Une étude récente a révélé un lien surprenant entre la consommation de sucre et le risque de maladie cardiaque. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une consommation modérée de sucre, sous forme de pâtisseries ou de chocolat par exemple, pourrait être bénéfique pour le cœur. C’est ce qu’affirme une équipe de recherche de l’Université de Lund en Suède.
La source du sucre, un facteur déterminant
« La découverte la plus notable de notre étude est la relation divergente entre les différentes sources de sucre ajouté et le risque de maladie cardiovasculaire », souligne l’épidémiologiste Suzanne Janzi. Cette observation met en lumière l’importance de considérer non seulement la quantité de sucre consommée, mais aussi sa source et le contexte de consommation.
L’étude, qui a porté sur près de 70 000 personnes âgées de 45 à 83 ans, a évalué leur consommation de sucre sous différentes formes : nappages sucrés, friandises et boissons sucrées. Les résultats montrent des associations variables entre le type de sucre et le type de maladie cardiaque. Par exemple, « les nappages sucrés sont associés à un risque accru d’anévrisme de l’aorte abdominale », précise Janzi.
Les sucres liquides, un danger pour le cœur
En revanche, les boissons sucrées présentent un autre problème. « Les sucres liquides, que l’on trouve dans les boissons sucrées, procurent généralement moins de satiété que les formes solides – ils donnent moins l’impression de satiété – ce qui peut conduire à une surconsommation », explique Janzi.
Il est à noter que ces résultats ne prouvent pas un lien de cause à effet, mais suggèrent plutôt des associations. Les chercheurs recommandent donc de prendre en compte d’autres facteurs, tels que la fréquence de consommation de sucre et les autres aliments consommés en parallèle.
Un rôle pour la culture et les habitudes sociales ?
Les chercheurs soulignent également le rôle potentiel des facteurs culturels. En Suède, par exemple, la tradition du « fika », une pause café et pâtisserie en groupe, pourrait avoir une incidence sur les résultats. De précédentes études ont en effet suggéré que l’interaction sociale régulière et la détente pourraient avoir des bénéfices cardiovasculaires.
On en pense quoi ?
Ces découvertes viennent remettre en question notre perception du sucre. Si une consommation excessive reste néfaste pour la santé, une consommation modérée, surtout sous forme solide, pourrait avoir des effets positifs sur notre cœur. Un équilibre semble donc nécessaire, tout en privilégiant la qualité et la source du sucre consommé. Il est également crucial de considérer l’importance du contexte de consommation, y compris les interactions sociales, qui semblent jouer un rôle protecteur pour le cœur.
