Une Britannique accouche grâce à une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée

Image d'illustration. Mere enfant bebeADN
Pour la première fois au Royaume-Uni, une femme a accouché après avoir reçu une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée. Cette avancée médicale marque un tournant dans les possibilités offertes aux femmes infertiles.
Tl;dr
- Première naissance britannique après greffe d’utérus de donneuse décédée.
- L’opération donne espoir aux femmes sans utérus, syndrome MRKH.
- Succès possible grâce au programme Womb Transplant UK.
Une avancée médicale inédite au Royaume-Uni
Au cœur du Royaume-Uni, un événement rare vient bouleverser la médecine reproductive : une femme, privée d’utérus à la naissance, a donné vie à un garçon en décembre 2025. Ce cas, loin d’être anodin, marque la première naissance nationale consécutive à une greffe d’utérus issue d’une donneuse décédée — une prouesse dont seules deux autres femmes en Europe peuvent aujourd’hui se prévaloir.
Le parcours de Grace Bell : de l’impossible à l’espoir
L’histoire de Grace Bell débute sur une note sombre. Adolescente, le diagnostic tombe : elle ne pourra jamais porter d’enfant, conséquence du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH), une affection touchant près d’1 femme sur 5 000. Pourtant, portée par une détermination sans faille et l’innovation médicale, elle franchit les obstacles. En avril 2025 déjà, le Royaume-Uni accueillait son premier bébé né d’une transplantation utérine entre sœurs vivantes ; quelques mois plus tard, c’est au tour de Bell de donner naissance grâce à l’organe d’une donneuse décédée.
La technique derrière le miracle
Le protocole n’a rien laissé au hasard. L’intervention chirurgicale, pilotée par l’équipe de Womb Transplant UK, s’est étendue sur sept heures sous la direction du chirurgien gynécologue Richard Smith et la coordination de la transplanteuse Isabel Quiroga. Après la greffe, des traitements hormonaux ont permis d’induire les règles chez Bell ; une fécondation in vitro a ensuite mené à la grossesse tant espérée. Pour les familles concernées par ce type d’intervention, voici ce qu’elle offre :
- Porteur d’espoir pour celles privées naturellement ou chirurgicalement d’un utérus.
- Taux de réussite élevé, proche des greffes entre personnes vivantes (environ 66 %).
- Alternative concrète à l’adoption ou la gestation pour autrui.
Un impact humain et scientifique durable
Ce succès n’est pas isolé : depuis un premier cas mondial au Brésil en 2017, douze enfants seraient nés via cette technique dans plusieurs pays (États-Unis, République tchèque, Italie et Turquie). Au Royaume-Uni, le programme INSITU prévoit dix interventions supplémentaires financées par la fondation et rendues possibles grâce à l’engagement bénévole des équipes médicales. Pour Grace Bell, « Aucune parole ne suffira jamais à remercier ma donneuse et sa famille ». Un témoignage qui résonne avec force et pose les bases de futurs espoirs pour toutes celles confrontées au même destin.
