Une étude identifie deux compléments alimentaires courants pour freiner la croissance des tumeurs cérébrales

Image d'illustration. Gros plan de modèles de cerveau colorés démontrant la santé cognitiveADN
Une étude récente met en lumière l’impact positif de deux compléments alimentaires courants sur le cancer du cerveau, montrant qu’ils peuvent ralentir la progression des tumeurs de près d’un tiers, selon les résultats obtenus par les chercheurs.
Tl;dr
- Deux suppléments pourraient affaiblir le glioblastome.
- Des résultats prometteurs observés dans une étude indienne.
- Attention : pas d’automédication sans suivi médical.
Un espoir inattendu face au glioblastome
Ces derniers temps, la course aux compléments alimentaires s’intensifie, portée par une industrie florissante et l’engouement croissant du public pour ces « solutions miracles » faciles à intégrer à son quotidien. Pourtant, rares sont les annonces qui suscitent autant d’intérêt que celle des chercheurs de l’Advanced Center for Treatment, Research and Education in Cancer (ACTREC) à Mumbai. Leur étude, publiée en septembre 2025 dans la revue BJC Reports, met en lumière un duo inattendu : le cuivre et le resvératrol. Selon leurs travaux menés auprès de 20 patients atteints de glioblastome (GBM), ce mélange aurait permis de « diminuer drastiquement l’agressivité des tumeurs », pour reprendre les mots du Pr Indraneel Mittra.
Cocktail inédit : cuivre et resvératrol à l’épreuve du cancer
La méthode employée était simple, mais audacieuse. Avant leur opération cérébrale, la moitié des patients a reçu un traitement associant ces deux compléments quatre fois par jour sur une douzaine de jours. Les résultats ? Ils déconcertent même les spécialistes :
- Croissance tumorale réduite de 33 %.
- Biomarqueurs cancéreux en baisse de 57 %.
- Signaux immunitaires associés à l’agressivité tumorale en chute de 41 %.
- Marqueurs souches tumorales diminués de plus de la moitié.
Mécanismes et précautions essentielles
Mais pourquoi cette association fonctionne-t-elle ? Le cuivre potentialise le pouvoir du resvératrol – polyphénol retrouvé dans le raisin rouge ou certaines baies –, déclenchant une réaction moléculaire qui éliminerait des fragments d’ADN toxiques responsables de l’inflammation et de l’agressivité tumorale. Si ce mécanisme intrigue et fait naître beaucoup d’espoirs, le Pr Mittra reste mesuré : « L’automédication n’est pas recommandée : seuls nos dosages précis ont prouvé leur efficacité en laboratoire. » Malgré la facilité d’accès à ces substances en pharmacie ou sur internet, le message est clair : prudence.
L’essor des suppléments alimentaires : entre engouement et vigilance
Il faut dire que cet intérêt soudain s’inscrit dans un contexte où trois quarts des Américains consomment régulièrement des compléments – selon une enquête menée en 2023 par le Council for Responsible Nutrition. Un marché évalué à plus de 189 milliards de dollars en 2024, promis à doubler d’ici à dix ans. Mais malgré ces perspectives alléchantes, il convient de rappeler que tout nouveau traitement potentiel doit être rigoureusement évalué avant toute généralisation.
Si cette piste thérapeutique suscite enthousiasme et curiosité, elle ne saurait remplacer un accompagnement médical adapté. La prudence reste donc mère de sûreté face au glioblastome comme face aux promesses toujours renouvelées des compléments alimentaires.
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