Votre vie sociale pourrait retarder l’apparition de la démence de nombreuses années

Image d'illustration. Des amis boivent du vin au restaurant.ADN
Une étude révèle que le maintien d'une vie sociale active pourrait contribuer à repousser de plusieurs années l'apparition de la démence.
Tl;dr
- Une vie sociale active pourrait retarder l’apparition de la démence.
- Les individus socialement actifs ont moins de risques de développer une démence.
- Les activités sociales pourraient promouvoir ou maintenir des réseaux neuronaux efficaces.
La vie sociale : une clé pour retarder la démence
Avez-vous envisagé que vos rencontres régulières avec vos amis pourraient retarder l’apparition de la démence ? Selon une nouvelle étude, une vie sociale active pourrait réduire le risque de démence et retarder son apparition de cinq ans.
L’étude
L’étude en question a été menée par une équipe de la Rush University aux États-Unis. Sur une période moyenne de près de sept ans, les chercheurs ont suivi 1 923 adultes âgés, croisant les cas de démence, leurs dates de diagnostic et les habitudes de socialisation des sujets.
Les résultats ont montré un écart d’environ cinq ans dans l’âge moyen de diagnostic de la démence entre les participants les plus et les moins socialement actifs. Une vie sociale active pourrait donc être un moyen simple, accessible et peu coûteux de se protéger contre le déclin cognitif.
Les activités sociales
Les participants à l’étude ont été interrogés sur la fréquence à laquelle ils s’engageaient dans diverses activités sociales. Parmi celles-ci, on peut citer : sortir pour manger, assister à des événements sportifs, jouer au bingo, faire des voyages d’un jour ou de plusieurs jours, visiter des parents et des amis, assister à des services religieux et faire du bénévolat.
Les résultats
En plus de constater le retard de la démence, l’équipe a découvert que les individus les plus socialement actifs étaient 38% moins susceptibles de développer une démence et 21% moins susceptibles de développer une légère déficience cognitive au cours de la période d’étude, comparativement aux moins socialement actifs.
« L’activité sociale invite les personnes âgées à participer à des échanges interpersonnels complexes, ce qui pourrait promouvoir ou maintenir des réseaux neuronaux efficaces dans un cas de ‘l’utiliser ou le perdre' », explique Bryan James, épidémiologiste à la Rush University.
L’isolement social est déjà connu pour augmenter le risque de démence. Même la présence d’animaux de compagnie a été montrée comme bénéfique. Par conséquent, ces nouvelles conclusions renforcent cette idée, tout en soulignant l’importance de développer et de tester des initiatives ciblant l’activité sociale chez les personnes âgées, surtout dans le contexte de la pandémie de COVID-19.
