Des salariés. . © Crédits photos capture vidéo Dailymotion

Addict Aide, le site de l’État afin de prévenir les addictions au travail

Avec le site web https://www.addictaide.fr/ , le gouvernement souhaiter aider et prévenir contre les comportements addictifs au travail.

En France, 20 à 30 % des 650 000 accidents du travail recensés chaque année trouvent leur origine dans le fait qu’un salarié de l’entreprise est sous l’emprise d’une substance psychoactive : alcool, tabac, drogues illicites ou médicaments psychotropes. Avec addictaide.fr, l’Etat souhaite venir en aide auprès de ces personnes.

Les actifs consomment plus de tabac et de médicaments que la moyenne…

Dans l’hexagone, les actifs consomment plus de tabac et de médicaments que la moyenne générale, comme l’explique la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). 20 millions d’actifs en poste ou au chômage ont été touchées en 2016 par des substances psychoactives.
Sur ce site du ministère du Travail, les salariés trouveront des conseils, mais également un annuaire des professionnels et des structures de santé spécialisées. Important, https://www.addictaide.fr/ reste totalement anonyme

Quelques chiffres sur le sujet :
– 1,5 % de la masse salariale annuelle, c’est ce que représente le coût de l’alcoolisme au travail en moyenne pour les entreprises françaises.
– 10 000 à 13 000 journées de travail sont perdues chaque jour en France pour absentéisme dû à l’alcool.
– 7,7 % des actifs consomment quotidiennement de l’alcool.
– 550 000 personnes en France ne peuvent commencer une journée sans avoir fumé un joint de cannabis.
– 6,9 % des actifs consomment du cannabis en cours d’année.

Le travail, s’il est synonyme de stress et de pression, pousserait-il à la consommation de substances ? D’après l’Inpes, 6 % des fumeurs réguliers, 9,5 % des buveurs d’alcool et 13 % des consommateurs de cannabis invoquent les problèmes liés au travail pour justifier la hausse de leur consommation. Un prétexte ? “L’exercice d’une activité professionnelle reste globalement un facteur de protection contre les conduites addictives“, rappelle cependant l’Inpes, qui note que celles-ci sont plus importantes chez les chômeurs que chez les personnes en poste.