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Comment le virus de la variole du singe (monkeypox) se propage-t-il ?

Actualité > Recherche > Virus
Par Germain Montor,  publié le 13 février 2026 à 8h00.
Virus representation

Image d'illustration. Représentation d'un virus ADN

Le mode de transmission du monkeypox suscite de nombreuses interrogations alors que cette maladie infectieuse continue de se propager. Contact direct avec une personne infectée, exposition à des fluides corporels ou objets contaminés sont au cœur des préoccupations sanitaires.

Tl;dr

  • Propagation du monkeypox : modes de transmission incertains.
  • Contact étroit reste principal vecteur d’infection.
  • Experts alertent sur des cas atypiques récents.

Des transmissions plus complexes que prévu ?

Les dernières semaines ont révélé une recrudescence inhabituelle de la variole du singe, avec plus de 1 280 cas confirmés dans le monde et 45 identifiés dans 17 États américains selon le Center for Disease Control and Prevention (CDC). Pourtant, les formes cliniques observées aujourd’hui s’éloignent du schéma classique, obligeant la communauté scientifique à interroger la diversité des modes de propagation. Les experts admettent que « nous ignorons encore toutes les voies par lesquelles la variole du singe peut se transmettre », selon le professeur W. Ian Lipkin, épidémiologiste à l’Université Columbia. La multiplication de symptômes atypiques, parfois sans contact direct avec des personnes ou objets contaminés, laisse planer le doute.

Loin d’une transmission à la COVID-19

Contrairement à la COVID-19, dont la dissémination repose principalement sur les gouttelettes respiratoires, la variole du singe s’attrape surtout via un contact peau à peau avec une personne présentant lésions ou croûtes. Les gestes quotidiens tels qu’embrasser, câliner ou tout échange intime exposent donc davantage au risque. Si le virus peut survivre longtemps hors du corps humain – sur draps, vêtements, ou sextoys – sa propagation en milieu public reste rare. « Le nombre d’infections demeure faible et le risque en contexte public l’est aussi », souligne Lipkin.

Des animaux aux humains : vigilance accrue

L’histoire de la variole du singe remonte à 1958 chez des primates utilisés pour la recherche. Pourtant, ce sont souvent les rongeurs qui jouent les hôtes principaux : morsure, griffure ou consommation de viande sauvage infectée représentent autant de risques. En 2003, c’est même une morsure de chien de prairie qui a déclenché l’épidémie américaine. Le CDC recommande ainsi d’adopter une hygiène rigoureuse et d’éviter tout contact rapproché avec des animaux potentiellement porteurs.

Mystères persistants et précautions recommandées

Face aux interrogations grandissantes – possible transmission asymptomatique ? rôle exact des fluides sexuels ? – les chercheurs appellent à la prudence et attendent des études approfondies. Quelques recommandations émergent pour réduire l’exposition :

  • Désinfecter soigneusement objets partagés avec des produits efficaces contre le virus ;
  • Limiter les contacts physiques non essentiels ;
  • Portez un masque chirurgical si infecté ou en contact rapproché.

La question du port du masque reste débattue, le CDC ayant ajusté ses consignes récemment pour éviter toute confusion. Mais pour certains spécialistes, rien n’interdit d’opter pour cette protection supplémentaire « si cela vous rassure ». Les connaissances progressent mais beaucoup d’inconnues demeurent sur ce virus décidément déroutant.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des transmissions plus complexes que prévu ?
  • Loin d’une transmission à la COVID-19
  • Des animaux aux humains : vigilance accrue
  • Mystères persistants et précautions recommandées
En savoir plus
  • Des chercheurs identifient une protéine capable d’inverser le vieillissement cérébral en laboratoire
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