Au-delà du cholestérol LDL : un expert de l’AIIMS révèle deux indicateurs clés du risque d’infarctus

Image d'illustration. Coeur crise cardiaqueADN
Un médecin formé à l’AIIMS attire l’attention sur deux autres indicateurs, en plus du cholestérol LDL, qui permettent d’évaluer le risque d’infarctus. Ces nouveaux marqueurs pourraient améliorer la prévention des maladies cardiovasculaires.
Tl;dr
- Apo B, indicateur clé de risque cardiaque élevé.
- Lipoprotéine(a), facteur génétique souvent sous-estimé.
- Tests spécifiques requis, non inclus dans le bilan lipidique classique.
Au-delà du cholestérol : deux marqueurs encore méconnus
Lorsqu’il s’agit de santé cardiovasculaire, le réflexe est souvent de surveiller son taux de « LDL cholestérol ». Pourtant, il ne dit pas tout du risque d’infarctus. C’est ce qu’a récemment rappelé la Dre Priyanka Sehrawat, spécialiste formée à l’AIIMS, en attirant l’attention sur deux acteurs encore trop peu pris en compte. Même avec un LDL « normal », la menace persiste parfois.
Apo B : un indicateur direct des particules dangereuses
Derrière ce terme technique – « Apolipoprotéine B » ou « Apo B » – se cache une donnée essentielle. Présente à la surface des lipoprotéines comme le LDL et le VLDL, elle reflète concrètement le nombre de particules capables d’envahir nos artères. Si l’on en croit les recommandations de l’American Heart Association, dès que l’Apo B dépasse 90 mg/dL, le risque cardiovasculaire augmente ; au-delà de 130 mg/dL, il devient préoccupant. Ainsi, même avec un cholestérol apparemment maîtrisé, un excès d’Apo B signale une menace insidieuse pour les artères.
Lipoprotéine(a) : une prédisposition familiale à ne pas négliger
Autre acteur : la « Lipoprotéine(a) », abrégée en Lp(a). Sa particularité ? Une structure proche du LDL mais surmontée d’une protéine supplémentaire, apolipoprotéine(a), qui intensifie ses effets délétères. Plusieurs travaux scientifiques pointent sa propension à favoriser l’inflammation, la formation de plaques et même les caillots sanguins. Selon la Dre Priyanka Sehrawat, ceux ayant des antécédents familiaux d’infarctus devraient porter une attention particulière à ce marqueur génétique. Dès que son taux franchit les 50 mg/dL (selon l’US National Library of Medicine), le risque s’accroît nettement.
Tests spécifiques et prévention ciblée
Mais alors, comment surveiller ces marqueurs discrets ? Les tests d’Apo B et de Lipoprotéine(a) existent bel et bien en laboratoire, sous forme d’une simple prise de sang – généralement à jeun. Toutefois, ils sont absents des bilans lipidiques standards : il faut donc penser à les demander explicitement lors d’un contrôle médical. Pour mémoire, voici ce qu’ils permettent :
- Mieux cibler le risque cardiovasculaire chez certains profils.
- Alerter sur des dangers invisibles au bilan classique.
Face à une maladie aussi complexe que celle du cœur, chaque indice compte. Il vaut mieux parfois aller chercher au-delà des évidences chiffrées pour comprendre où se niche le véritable danger…
