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Des symptômes précoces pourraient signaler la sclérose en plaques dix ans avant le diagnostic

Actualité > Maladie > Symptômes > Diagnostic
Par Morgan,  publié le 8 août 2025 à 19h00.
Neurones en action

Image d'illustration. Neurones du cerveau en actionADN

Certaines manifestations physiques et neurologiques pourraient précéder le diagnostic de la sclérose en plaques de plusieurs années. Des études récentes mettent en lumière des signaux d’alerte précoces, parfois détectables une décennie avant l’apparition officielle de la maladie.

Tl;dr

  • Premiers signes mentaux détectables jusqu’à 15 ans avant la SEP.
  • Fatigue, anxiété et consultations fréquentes précèdent le diagnostic.
  • Reconnaître ces indices pourrait améliorer le dépistage précoce.

Des signes invisibles bien avant les symptômes physiques

Dans le parcours souvent mystérieux de la sclérose en plaques (SEP), il semblerait que l’organisme commence à envoyer des signaux d’alerte longtemps avant l’apparition des premiers troubles moteurs ou sensitifs. Une étude récente menée par l’équipe de l’University of British Columbia, sous la direction de l’épidémiologiste Marta Ruiz-Algueró, vient bouleverser notre compréhension du « prodrome » de cette maladie auto-immune touchant près de 2,8 millions de personnes dans le monde.

Des alertes psychiques précoces et longtemps ignorées

Selon les données collectées auprès de plus de 2 000 patients atteints de SEP au Canada, comparés à un groupe témoin de plus de 10 000 personnes, des symptômes tels que la fatigue persistante, les céphalées récurrentes, la sensation vertigineuse, mais aussi l’anxiété ou la dépression, apparaissaient bien plus fréquemment chez les futurs malades. De façon frappante, ces manifestations seraient perceptibles jusqu’à quinze ans avant que la maladie ne se dévoile véritablement par des signes neurologiques typiques.

Au fil des dossiers médicaux analysés, une montée progressive des consultations chez les neurologues et ophtalmologistes a également été observée environ huit à neuf ans avant le diagnostic formel. Puis, à mesure que la date fatidique approchait, les visites liées aux symptômes physiques s’accéléraient nettement.

L’interprétation délicate d’un tableau clinique diffus

Pourtant, comme le rappelle avec nuance Helen Tremlett, épidémiologiste à l’University of British Columbia, « la reconnaissance précoce de la SEP est complexe puisque nombre de ces premiers signes – fatigue, maux de tête ou troubles psychiques – restent très communs dans la population générale ». Il convient donc d’être prudent : une dépression ou une fatigue ne doit pas immédiatement alerter sur une possible SEP. Mais pouvoir cartographier ces signaux ouvre malgré tout la voie à une meilleure prévention.

À ce jour, si certaines infections virales ou bactériennes sont suspectées dans le déclenchement du processus pathologique – et si des facteurs génétiques accroissent le risque –, on ignore encore précisément pourquoi le système immunitaire s’en prend à la gaine protectrice des nerfs (myéline). Les conséquences peuvent être graves : douleurs neuropathiques, troubles moteurs, pertes sensitives ou cognitives…

L’espoir d’un repérage plus précoce ?

À travers ces travaux et quelques autres – notamment ceux qui ont déjà révélé l’existence d’anticorps spécifiques dans le sang plusieurs années avant l’apparition des symptômes –, se dessine peu à peu une nouvelle temporalité pour cette maladie insidieuse. Comme le résume Tremlett, « ces résultats pourraient permettre d’anticiper bien plus tôt la survenue de la SEP et d’intervenir en amont pour limiter ses effets dévastateurs ».

Avec ces syndromes anxiodépressifs récurrents observés bien avant les diagnostics neurologiques, les chercheurs espèrent maintenant affiner nos outils pour dépister ce mal invisible et encore trop souvent diagnostiqué tardivement.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des signes invisibles bien avant les symptômes physiques
  • Des alertes psychiques précoces et longtemps ignorées
  • L’interprétation délicate d’un tableau clinique diffus
  • L’espoir d’un repérage plus précoce ?
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