Envie de faire plus de sport ? Adoptez ce simple changement dans votre routine du soir

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Image d'illustration. Un bon sommeil. — ADN

Modifier certaines habitudes du soir pourrait bien aider à pratiquer davantage d’activité physique. Des recherches récentes suggèrent qu’un simple ajustement de la routine nocturne favoriserait la motivation et la régularité des séances de sport.

  • Coucher tôt favorise plus d’activité physique le lendemain.
  • Dormir plus que d’habitude réduit l’activité physique.
  • Changer l’heure de coucher importe plus que la durée du sommeil.

Le lien subtil entre sommeil et activité physique révélé

L’interaction quotidienne entre le sommeil et l’activité physique intrigue depuis longtemps les spécialistes. Si l’on savait déjà que ces deux piliers influencent la santé, leur relation concrète demeurait floue. C’est dans ce contexte qu’une étude publiée en juin dans les Proceedings of the National Academy of Sciences vient bouleverser certaines idées reçues. Selon cette recherche dirigée notamment par Josh Leota, chercheur à la Monash University, il suffirait de s’endormir plus tôt pour constater une hausse significative de son niveau d’exercice dès le lendemain, même si la durée totale du sommeil reste inchangée.

Coucher précoce ou nuits longues : des effets opposés

Pour parvenir à ces résultats, près de 20 000 adultes physiquement actifs ont accepté, durant un an, de porter le bracelet connecté WHOOP. L’analyse des données a livré quelques surprises :

  • S’endormir vers 21h plutôt qu’à 23h permettait en moyenne de gagner 15 minutes d’activité modérée à intense le jour suivant. Ceux qui optaient pour un coucher autour de 1h perdaient quant à eux jusqu’à une demi-heure d’exercice.
  • Dormir moins de sept heures se traduisait paradoxalement par davantage de mouvement – jusqu’à 30 minutes supplémentaires d’activité générale et jusqu’à 31 minutes de sport plus soutenu. À l’inverse, dépasser ce seuil diminuait l’activité physique constatée.

Une seconde étude menée auprès de 6 000 utilisateurs Fitbit dans le cadre du programme « All of Us Research Program » a permis de confirmer ces tendances, même si les effets y étaient légèrement atténués.

L’explication derrière ces observations

Comment interpréter ces résultats ? Selon Leota, tout semble indiquer que « décaler son heure de coucher permet simplement d’avoir davantage de temps – et d’énergie – pour bouger avant que les contraintes quotidiennes ne prennent le dessus » ». En revanche, rallonger ses nuits rogne souvent sur ce précieux espace consacré à l’exercice, surtout chez ceux dont les emplois du temps sont déjà serrés.

Il vaut mieux avancer son coucher que réduire son sommeil

Faut-il alors dormir moins pour s’activer davantage ? Prudence. Les recommandations officielles, telles que celles des Centers for Disease Control and Prevention, conseillent toujours au moins sept heures de repos par nuit. Le vrai levier semble donc résider dans le fait d’avancer progressivement son heure du coucher. Pour faciliter cette transition, le professeur Christopher E. Kline, expert à l’Université de Pittsburgh, suggère notamment : limiter la lumière vive en soirée et s’exposer à une forte luminosité (si possible lors d’un exercice) au réveil.

Si avancer votre coucher reste difficile malgré vos efforts, il n’est jamais trop tard pour planifier votre séance sportive à un moment « protégé » dans la journée – un créneau non négociable où l’activité ne sera pas sacrifiée aux imprévus du quotidien.