Riches en fibres, vitamines et antioxydants, certaines noix et graines se distinguent par leur potentiel à réduire le risque de cancer colorectal. Leur consommation régulière est aujourd’hui recommandée dans le cadre d’une alimentation préventive contre cette maladie.
- Certains fruits à coque et graines réduisent le risque de cancer colorectal.
- Noix, arachides, pistaches et graines étudiées pour leurs effets protecteurs.
- Études scientifiques confirment leur intérêt en prévention ciblée.
Le cancer colorectal : une menace largement répandue
Difficile de passer sous silence la prévalence du cancer colorectal, souvent appelé cancer de l’intestin. Selon l’American Cancer Society, il s’agit du troisième type de cancer le plus courant aux États-Unis chez les hommes comme chez les femmes. Les projections font état d’environ 107 320 nouveaux cas attendus en 2025. Cette maladie débute généralement par la formation de polypes sur la muqueuse interne du côlon ou du rectum. Si ces excroissances ne sont pas détectées ni traitées, des cellules cancéreuses peuvent finir par envahir le sang ou le système lymphatique, propageant la maladie ailleurs dans l’organisme.
Le rôle méconnu des fruits à coque et graines
Mais une série d’études scientifiques publiées dans la National Library of Medicine vient nuancer ce sombre tableau. Plusieurs recherches menées ces dernières années pointent vers un effet protecteur de certains aliments, en particulier quelques variétés de fruits à coque et graines oléagineuses. S’il ne s’agit pas d’une solution miracle, ces aliments montrent des résultats prometteurs pour réduire le risque de développer un cancer colorectal.
Voici, pour mieux s’y retrouver, les aliments ayant fait l’objet d’études spécifiques :
- Noix : Les composés polyphénoliques présents dans les noix favoriseraient la baisse des protéines liées aux polypes cancéreux.
- Arachides : Selon une étude menée à Taïwan sur des femmes, leur consommation réduirait d’environ 58 % le risque de développer un cancer colorectal.
- Pistaches, Noisettes, mais aussi diverses graines (lin, courge, sésame), figurent également parmi les produits étudiés pour leurs propriétés bioactives et antioxydantes.
Mécanismes protecteurs : des pistes encore à explorer
Si l’on s’attarde sur les mécanismes biologiques évoqués par les chercheurs, on observe que les composants tels que les fibres, lignanes ou polyphénols participeraient à la régulation de la croissance cellulaire. Ainsi, par exemple, la consommation régulière de graines de lin pourrait contribuer à limiter l’apparition ou la progression des tumeurs du côlon, chez l’homme comme chez l’animal. De même, les extraits de graines de courge testés sur des rongeurs ont entraîné une amélioration notable de leur état intestinal.
Nouveaux horizons en prévention alimentaire ?
Il serait prématuré d’affirmer que manger quotidiennement ces aliments garantit une immunité totale face au cancer colorectal. Pourtant, ces résultats ouvrent une fenêtre intéressante sur la prévention nutritionnelle. Comme le rappellent les experts ayant mené ces travaux : « L’essentiel reste d’intégrer ces fruits à coque et graines dans une alimentation équilibrée et variée. » La science continue d’explorer avec prudence cette piste prometteuse – où chaque petit geste compte.