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Plaques molles ou dures : un cardiologue renommé révèle laquelle menace le plus vos artères

Actualité > Sang > Artère
Par Germain Montor,  publié le 1 janvier 2026 à 8h00.
Corps humain

Image d'illustration. Corps humainADN

Un cardiologue de renom éclaire la différence entre la plaque molle et la plaque dure dans les artères, en mettant en évidence laquelle présente le plus grand risque pour la santé cardiovasculaire. Comprendre ces distinctions aide à mieux prévenir les complications cardiaques.

Tl;dr

  • La plaque molle cause le plus d’infarctus.
  • La plaque dure signale une maladie chronique avancée.
  • Mode de vie et traitement stabilisent les plaques artérielles.

Des dépôts invisibles, deux dangers distincts

Au fil des années, les artères peuvent se charger de dépôts graisseux, que l’on distingue en deux catégories : la plaque molle et la plaque dure. Peu visibles, ces accumulations n’en sont pas moins menaçantes. Selon le Dr Jeremy London, chirurgien cardiovasculaire reconnu, leur composition et leur évolution conditionnent le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire.

Plaque molle : le péril discret

Cette forme est qualifiée de « vulnérable ». Riche en graisse et cellules inflammatoires, protégée par une fine couche fibreuse, elle demeure fragile. En cas de pression artérielle élevée ou de stress soudain sur la paroi du vaisseau, cette enveloppe peut se rompre. Le contenu exposé au sang déclenche alors la formation d’un caillot pouvant bloquer l’artère brutalement. Il n’est pas rare qu’un infarctus survienne ainsi dans une artère qui semblait peu obstruée auparavant.

Plaque dure : trace d’une maladie installée

À l’inverse, la plaque calcifiée, dense et composée principalement de calcium et de tissu cicatriciel, s’observe mieux lors d’un scanner ou d’une angiographie. Son apparition révèle un processus d’athérosclérose lent, mais progressif – parfois sur plusieurs décennies. Sa présence signifie que la maladie est bien ancrée : elle rétrécit les artères et limite leur souplesse, provoquant des symptômes à l’effort comme l’angine de poitrine.

Diagnostic et stratégies pour agir

Les professionnels ont recours à différentes techniques – échographie carotidienne, score calcique coronaire (CT scan) – pour identifier la nature du dépôt : mou, mixte ou calcifié. Récemment, des méthodes encore plus fines émergent pour anticiper le comportement des plaques les plus menaçantes.
Heureusement, certaines mesures peuvent stabiliser ou réduire ces dépôts :

  • Traitement du cholestérol LDL, notamment grâce aux statines ;
  • Adoption d’une alimentation végétale variée, activité physique régulière ;
  • Lutte contre le tabac, l’hypertension et le diabète.

Ainsi, si la quantité totale de plaque reste un facteur crucial dans l’apparition des accidents cardiaques ou cérébraux, il est possible – en agissant tôt sur les facteurs de risque – de renforcer la stabilité des artères. Parfois même, une lésion stable protège paradoxalement contre une rupture brutale du vaisseau. Voilà pourquoi comprendre la distinction entre plaque molle et dure s’avère essentiel pour prévenir efficacement les événements cardiovasculaires majeurs.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des dépôts invisibles, deux dangers distincts
  • Plaque molle : le péril discret
  • Plaque dure : trace d’une maladie installée
  • Diagnostic et stratégies pour agir
En savoir plus
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