Pourquoi l’AVC reste une cause majeure de décès et d’invalidité

Image d'illustration. CoeurADN
Le fléau silencieux : comprendre pourquoi l'accident vasculaire cérébral demeure l'une des principales causes de mortalité et de handicap.
Tl;dr
- L’AVC est une cause majeure de décès et d’invalidité.
- Des facteurs de risque modifiables et non modifiables peuvent provoquer un AVC.
- La prévention et la réhabilitation sont essentielles pour lutter contre les AVC.
L’AVC : une cause majeure de décès et d’invalidité
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une affection grave qui est une cause majeure de décès et d’invalidité dans le monde. Selon les statistiques, un adulte sur quatre sera victime d’un AVC au cours de sa vie. Cette année, environ 122 millions de personnes auront leur premier AVC et 65 millions en mourront. Actuellement, près de 100 millions de personnes vivent avec les séquelles d’un AVC. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, l’incidence des AVC est appelée à augmenter.
Facteurs de risque de l’AVC : modifiables et non modifiables
Les AVC peuvent être causés par des facteurs de risque modifiables et non modifiables. Les facteurs de risque non modifiables sont d’ordre génétique, mais il est à noter que 90% de tous les AVC sont liés à des facteurs de risque modifiables. Parmi eux, on compte « l’hypertension, le diabète non contrôlé, le tabagisme, une alimentation riche en graisses saturées, l’obésité, la consommation excessive d’alcool, la sédentarité et des facteurs de risque cardiaques comme la fibrillation auriculaire, une maladie cardiaque structurelle et le foramen ovale patente. »
La prévention et la réhabilitation : des étapes essentielles dans la lutte contre l’AVC
La prévention est une étape clé pour réduire les risques d’AVC. L’activité physique et la consommation d’une alimentation saine peuvent aider à réduire ces risques. Par ailleurs, la prévalence du diabète chez les personnes ayant subi un AVC est de 28%, un taux qui est plus élevé chez les personnes ayant subi un AVC ischémique (33%) par rapport à celles ayant subi un AVC hémorragique (26%).
La fibrillation auriculaire, qui cause un rythme cardiaque irrégulier, peut également provoquer des AVC plus dévastateurs. Ces derniers peuvent être facilement traités par thrombectomie si le patient est amené à l’hôpital dans le délai approprié.
En outre, il est nécessaire de mettre en place des centres de réhabilitation pour soutenir les personnes ayant survécu à un AVC. Comme il faut souvent beaucoup de temps pour que les invalidités s’améliorent, des programmes de santé devraient être mis en place pour introduire des centres de réhabilitation dans chaque district.
Un appel à un mode de vie sain
Il est essentiel d’encourager les gens à mener une vie saine pour prévenir les AVC. Les prestataires de soins de santé primaires devraient accentuer l’importance d’un mode de vie sain, de l’activité physique et de l’évitement du tabagisme et de la consommation excessive d’alcool.
