Pourquoi l’OMS a-t-elle convoqué un comité d’urgence sur la variole du singe ?
L'OMS a tenu une réunion d'urgence ce mercredi 14 août pour discuter de la diffusion d'une nouvelle souche de variole du singe, nommée "clade 1b", en République démocratique du Congo et dans les pays avoisinants. Quelles mesures seront prises pour endiguer cette propagation ?
Tl;dr
- L’OMS s’est réunie suite à la propagation d’une nouvelle souche de la variole du singe.
- La maladie a enregistré une forte hausse de contaminations en RDC et pays voisins.
- Le comité d’urgence évaluera le niveau d’alerte nécessaire face à l’épidémie.
- La nouvelle souche, « clade 1b », provoque une maladie plus grave que la précédente.
La Variole du Singe : une menace grandissante pour l’Afrique
Face à la propagation d’une nouvelle souche de la variole du singe, baptisée «clade 1b», l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a convoqué une réunion urgente ce mercredi 14 août. Le comité d’urgence évaluera la nécessité de déclarer une alerte internationale face à cette épidémie touchant principalement la République démocratique du Congo (RDC) et les pays voisins.
Une épidémie galopante
En effet, depuis septembre 2023, « la variole du singe (Mpox) a enregistré une forte hausse de contaminations », notamment en RDC, où le virus a atteint une létalité d’environ 3%. C’est ce qui ressort des données de l’agence sanitaire de l’Union africaine. Le pays est actuellement le plus touché par cette maladie.
La nouvelle souche «clade 1b»
La situation est d’autant plus préoccupante que la nouvelle souche, «clade 1b», provoque une maladie plus grave que la précédente, selon l’OMS. Découverte en septembre 2023 en République démocratique du Congo, cette souche semble suivre la même trajectoire que le Covid-19.
À la veille de cette réunion, l’agence de santé de l’Union africaine, Africa CDC, a déclaré «une urgence de santé publique», son plus haut niveau d’alerte, face à l’épidémie de Mpox. Selon l’Institut Pasteur, la maladie se transmet «par contact avec les lésions cutanées ou les fluides biologiques» ou «de façon indirecte via des matériaux contaminés (comme la literie ou les surfaces)».
L’avis de la rédaction
La situation requiert une attention urgente. Il est essentiel d’investir dans la recherche, la sensibilisation et la prévention pour endiguer cette épidémie. L’Afrique a déjà montré sa résilience face à de nombreux défis sanitaires, et nous sommes convaincus qu’elle saura faire face à cette nouvelle épreuve avec détermination et solidarité.
