Première détection hors d’Afrique : le variant de variole du singe atteint la Suède
L'agence sanitaire suédoise a annoncé jeudi 15 août avoir détecté une nouvelle souche de variole du singe, appelée Mpox, une première hors de l'Afrique. Quelles pourraient être les implications de cette découverte ?
Tl;dr
- La Suède enregistre son premier cas de la nouvelle souche de variole du singe, le Mpox.
- Le sous-type clade 1 du virus est plus contagieux et dangereux.
- L’OMS a déclenché son niveau d’alerte le plus élevé face à cette résurgence.
- Le nombre de cas de Mpox a connu une augmentation de 160% en 2024.
La Suède face à une nouvelle menace sanitaire
Une première en Suède. La variole du singe, connue sous le nom de Mpox, s’est immiscée dans le pays nordique, comme l’a annoncé l’agence sanitaire locale ce 15 août.
Une souche du virus inédite hors de l’Afrique
La particularité de ce cas réside dans son origine : le sous-type clade 1 du virus du Mpox. Rendu célèbre par sa contagiosité et sa dangerosité, il avait jusqu’à présent été circonscrit à l’Afrique. La personne infectée, résidente de la région de Stockholm, a contracté le virus lors d’un séjour en Afrique, région où ce sous-type sévit de façon importante.
Une situation qui inquiète l’OMS
Face à cette résurgence, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) n’a pas tardé à réagir. Elle a activé son niveau d’alerte maximal sur le plan international. Le sous-type clade 1b, en cause dans cette affaire, provoque des éruptions cutanées sur l’ensemble du corps, contrairement aux précédentes souches qui se manifestaient par des éruptions et des lésions localisées.
Une progression alarmante
Depuis janvier 2022, le nombre de cas de Mpox en Afrique a connu une augmentation fulgurante. En effet, selon les données de l’agence sanitaire de l’Union africaine, 38 465 cas ont été recensés dans 16 pays africains, entraînant 1 456 décès. L’année 2024 a enregistré une hausse de 160% du nombre de cas par rapport à l’année précédente.
L’avis de la rédaction
Cette situation souligne l’importance d’une surveillance et d’une coordination internationale pour lutter contre les épidémies. Elle rappelle également l’urgence d’agir pour renforcer les systèmes de santé, notamment en Afrique, souvent en première ligne face à ces nouvelles menaces sanitaires.
