Un homme frôle la mort après avoir consommé du porc sauvage

Image d'illustration. PorcsADN
Un homme frôle la mort suite à une infection grave après avoir consommé de la viande de porc sauvage.
Tl;dr
- Un homme de Floride a contracté une infection rare et potentiellement mortelle en mangeant un porc sauvage.
- L’infection a affecté son défibrillateur implanté, nécessitant son remplacement complet.
- L’histoire sert de mise en garde contre la consommation de produits laitiers non pasteurisés ou d’animaux sauvages.
Un porc sauvage à l’origine d’une infection rare
Un homme dans la septantaine résidant en Floride a vécu une expérience pour le moins troublante. Après avoir reçu un porc sauvage d’un chasseur local en 2017, il a contracté une infection extrêmement rare et potentiellement mortelle après avoir manipulé la viande crue à mains nues et l’avoir consommée.
Une bactérie insidieuse
Les experts soupçonnent qu’il a été exposé à une bactérie sournoise, Brucella suis, lors du contact avec la viande. Les symptômes de l’infection ont mis des années à se manifester, parmi lesquels une fièvre intermittente, des douleurs, un excès de liquides et un durcissement de la peau du côté gauche de sa poitrine.
Ce n’est que lorsque les médecins ont enfin découvert la cause de ces symptômes qu’ils ont réalisé que l’infection bactérienne s’était infiltrée dans le défibrillateur de l’homme, traversant la paroi thoracique et la veine sous-clavière gauche pour atteindre le tissu musculaire de son ventricule gauche. Le seul recours était alors de remplacer complètement l’appareil médical.
Une infection difficile à diagnostiquer
La brucellose, dont est responsable la bactérie Brucella suis, est l’infection bactérienne la plus couramment transmise des animaux aux humains. Elle est généralement véhiculée par des vaches, des chèvres, des moutons et des porcs. Les infections à B. suis sont particulièrement délicates à traiter car la bactérie peut se cacher à l’intérieur des cellules immunitaires pendant des années, ne provoquant que des symptômes bénins et intermittents.
Un avertissement pour tous
Cette histoire est un rappel pour tous ceux qui consomment des produits laitiers non pasteurisés ou des animaux sauvages. Aux États-Unis, le sanglier sauvage (Sus scrofa) est le principal porteur de B. suis, car le bétail est souvent vacciné contre ces infections. Aujourd’hui, plus d’un million de porcs sauvages vivent en Floride, ce qui suggère que l’infection pourrait être endémique dans certaines régions du pays.
