Une étude surprenante révèle que l’huile d’olive favoriserait la prise de poids

Image d'illustration. Différentes huiles d'olive. ADN
Longtemps plébiscité pour ses bienfaits sur la santé, l’huile d’olive se retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique scientifique : une étude récente révèle qu’elle pourrait favoriser la prise de poids et accroître les risques d’obésité.
Tl;dr
- Nouvelle étude : l’huile d’olive liée à l’obésité.
- L’acide oléique favorise la création de cellules graisseuses.
- Varier les sources de matières grasses est recommandé.
Huile d’olive : le revers surprenant d’une icône santé
Longtemps considérée comme un allié indispensable pour une alimentation saine, l’huile d’olive se retrouve aujourd’hui sous le feu des projecteurs scientifiques. Plébiscitée dans plus de 50% des foyers américains, selon la North American Olive Oil Association, cette star des cuisines doit sa réputation à ses propriétés anti-inflammatoires, hépato- et néphroprotectrices ou encore à ses effets bénéfiques sur le système nerveux, autant d’atouts documentés dans la National Library of Medicine. Pourtant, une récente publication vient remettre en cause ce statut quasi intouchable.
Une étude qui fait vaciller les certitudes
Sous l’impulsion du Dr Michael Rudolph, professeur adjoint en biochimie et physiologie à l’University of Oklahoma College of Medicine, une équipe pluridisciplinaire a voulu vérifier si la nature des graisses consommées influençait réellement la prise de poids – au-delà de la simple quantité ingérée. La recherche, parue dans la revue Cell Reports, révèle que l’acide oléique, principal acide gras mono-insaturé de l’huile d’olive, n’est pas aussi neutre qu’on le croyait.
L’acide oléique pointé du doigt
En nourrissant des souris avec différentes graisses (coco, arachide, lait, saindoux ou soja), seuls ceux recevant un régime riche en acide oléique ont vu leurs précurseurs cellulaires se transformer massivement en cellules graisseuses. « Vous pouvez imaginer ces cellules comme une armée : plus on leur fournit d’acide oléique, plus on augmente le nombre de soldats prêts à stocker les nutriments excédentaires », explique Rudolph. Résultat : un excès chronique favorise l’apparition de l’obésité et augmente le risque de maladies cardiovasculaires ou diabète.
Matières grasses : modération et diversité au menu
Face à ces conclusions nuancées, le chercheur recommande une approche équilibrée :
- Limiter les apports chroniques élevés en acide oléique
- Mixer différentes sources de lipides
- Surveiller ses facteurs de risque cardiovasculaires individuels
Loin d’inciter à bannir l’huile d’olive, ces résultats appellent surtout à la vigilance face aux excès et rappellent qu’en nutrition, même les icônes doivent parfois être réinterrogées.
