Un salarié. . © Crédits photos capture vidéo Youtube

Les affections psychiques en hausse dans les entreprises

Anxiété, Burn-out, dépressions, les affections psychiques sont de plus en plus nombreuses selon l’Assurance-maladie.

Un rapport de l’Assurance-maladie précise que si les arrêts maladies pour raisons “classiques” sont en baisse, les arrêts pour “affections psychiques” sont eux en hausse sur l’année 2016.

10 000 cas de troubles psychiques en 2016

Dans son étude rendue publique ce mardi, l’Assurance-maladie évoque 10 000 cas de troubles psychiques en 2016 ayant été reconnus comme accidents du travail. Le coût de ses arrêts se porte à 230 millions d’euros.
Ces chiffres ne cessent d’augmenter : la progression était d’environ 10 % par an de 2011 à 2014, de 5 % en 2015 pour ralentir à 1 % en 2016. Ces évolutions intervenant dans un contexte général de réduction de la sinistralité au travail, la part des affections psychiques dans l’ensemble des accidents du travail a progressé entre 2011 et 2016 de 1 % à 1,6 %.

Les individus touchés par les affections psychiques liées au travail ont en moyenne 40 ans, et sont pour la plupart des employés, même si proportionnellement les cadres sont plus touchés.

Ces “affections psychiques” arrivent le plus souvent après un événement extérieur comme un braquage, une agression voire un attentat. Mais les conditions de travail générales peuvent également en être la cause : altercation avec un supérieur, pression…

En moyenne, un arrêt maladie pour affections psychiques est beaucoup plus long qu’un arrêt maladie “classique” : 112 jours contre 65.
Notez que lorsqu’une affection psychique est reconnue comme un accident du travail, les soins sont pris en charge à 100 %, et l’accident donne lieu à réparation sous forme de rente à vie. Cet aspect peut également rentrer en ligne de compte pour expliquer l’augmentation de la hausse des affections psychiques.