Les statines pourraient diminuer le risque de démence, même chez les personnes ayant un faible taux de cholestérol

Image d'illustration. Alzheimer, démence. ADN
L'usage de statines pourrait diminuer le risque de démence, même chez les individus présentant un taux de cholestérol faible.
Tl;dr
- Une étude coréenne lie le « mauvais » cholestérol à la démence.
- Les statines, médicaments pour baisser le cholestérol, pourraient protéger la santé du cerveau.
- Il faut des essais contrôlés aléatoires pour clarifier ces découvertes.
Le « mauvais » cholestérol et la démence : une corrélation émergente
Une étude récente a révélé un lien entre le « mauvais » cholestérol et la démence, suggérant que les médicaments couramment utilisés pour abaisser le cholestérol, les statines, pourraient contribuer à la protection de la santé cérébrale avec l’avancée en âge, même chez les individus ayant déjà un faible taux de cholestérol.
Une contribution à un débat scientifique
Ces nouvelles découvertes, issues de chercheurs en Corée, alimentent une ligne de recherche controversée, principalement basée sur des études observationnelles. Les investigations sur le risque de démence et les niveaux de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL-C) ont jusqu’ici produit des résultats incohérents. Il est donc essentiel de mener des essais rigoureux et randomisés pour dissiper ces incertitudes.
Les statines, acteurs clés dans la prévention de la démence ?
La nouvelle étude, également observationnelle, s’appuie sur des données « robustes » et « diverses » qui soutiennent la Commission Lancet 2024 sur la prévention de la démence, laquelle met en avant le cholestérol comme un possible facteur de risque. Cette recherche, dirigée par le neurophysiologiste Minwoo Lee du Hallym University College of Medicine en Corée, suggère que les niveaux de LDL-C sont « directement associés à une incidence réduite de la démence, soutenant la gestion du cholestérol comme fondamentale dans la prévention de la démence ».
Une piste à creuser
« La démence est un risque complexe et influencé par de nombreux facteurs. Sans une image détaillée de ce qui se passe dans le cerveau, nous ne savons pas s’il y a un lien direct entre un cholestérol plus bas et un risque de démence réduit », a noté Julia Dudley, directrice de la recherche à Alzheimer’s Research UK.
Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. De plus amples recherches sont nécessaires pour comprendre comment le LDL-C pourrait contribuer au développement de la démence sur le plan moléculaire. En attendant, il reste essentiel de maintenir une bonne santé cardiovasculaire pour protéger son cerveau.
