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Aspergillus : ce que l’on sait du champignon responsable de décès en milieu hospitalier

Actualité > Infection > Hôpital
Par Germain Montor,  publié le 9 mars 2026 à 18h00.
hopital

Image d'illustration. Les couloirs d'un hôpital.ADN

Le champignon Aspergillus est au cœur de plusieurs enquêtes hospitalières après avoir été lié à des décès de patients. Cette moisissure, souvent présente dans l’environnement, peut causer de graves infections chez les personnes fragilisées ou immunodéprimées.

Tl;dr

  • Six cases of aspergillosis at Royal Prince Alfred Hospital.
  • Aspergillus threatens immunocompromised and transplant patients.
  • Antifungal resistance complicates treatment options.

Un hôpital sous tension après un foyer d’infections fongiques

La récente survenue de six cas d’infection à Aspergillus, dont deux mortels, au sein du service de transplantation du Royal Prince Alfred Hospital à Sydney suscite une vive inquiétude parmi les professionnels de santé. Ce groupe d’infections est apparu entre octobre et décembre 2025, dans un contexte de vaste chantier de rénovation, estimé à 940 millions de dollars australiens. Selon un porte-parole de l’établissement, les travaux pourraient avoir favorisé la dispersion des spores du champignon dans l’air, bien que le lien exact reste à confirmer.

Aspergillus, un champignon omniprésent mais rarement dangereux

Loin d’être exceptionnel, le champignon Aspergillus peuple nos environnements : terre, plantes ou zones humides en sont truffées. Pour la majorité des gens, il ne présente guère de risque. Cependant, lorsqu’il s’introduit dans les voies respiratoires par ses spores microscopiques, il peut provoquer une infection pulmonaire sévère nommée aspergillose. Cette maladie toucherait chaque année environ 250 000 personnes dans le monde. Les symptômes varient, mais incluent souvent fièvre persistante, toux, douleurs thoraciques, voire crachats sanglants.

Des patients immunodéprimés particulièrement exposés

Ce n’est pas tant la fréquence que la gravité potentielle de l’infection qui alerte. Les personnes recevant une greffe – qu’il s’agisse d’organes ou de cellules souches – figurent parmi les plus vulnérables : leur système immunitaire est volontairement affaibli pour prévenir le rejet du greffon. D’après une étude américaine majeure, seulement 59 % des receveurs d’organes et 25 % des greffés de cellules souches survivent au-delà d’un an après avoir développé une aspergillose invasive. Outre ces cas extrêmes, des allergies graves peuvent aussi se manifester chez des asthmatiques ou des patients atteints de mucoviscidose ou d’autres maladies pulmonaires chroniques comme la tuberculose ou le Covid-19.

Pour mieux cerner les risques, il faut retenir :

  • L’exposition accrue lors de travaux hospitaliers accroît le danger.
  • L’aspergillose reste rare grâce aux filtres HEPA présents en milieu hospitalier.

Traitements disponibles et enjeux actuels

Face à l’aspergillose, la riposte repose sur des antifongiques tels que l’itraconazole ou sur les corticoïdes pour limiter l’inflammation. Mais voilà : certaines souches montrent désormais une résistance préoccupante à ces traitements standards. Ce phénomène émergent rend la prise en charge plus complexe et accroît la nécessité d’un diagnostic précoce.

Si le grand public court peu de risques directs avec ce type de moisissure, cette affaire rappelle combien l’environnement hospitalier doit être surveillé avec rigueur – surtout lors de grands travaux – afin d’éviter que le moindre spore ne devienne un ennemi invisible et potentiellement mortel pour les plus fragiles.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un hôpital sous tension après un foyer d’infections fongiques
  • Aspergillus, un champignon omniprésent mais rarement dangereux
  • Des patients immunodéprimés particulièrement exposés
  • Traitements disponibles et enjeux actuels
En savoir plus
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