Des études récentes suggèrent que la consommation de café pourrait réduire le risque de mortalité. Toutefois, ces bénéfices pour la santé ne seraient observés que selon certaines habitudes de consommation précises, selon les chercheurs.
- Café noir réduit le risque de mortalité.
- Trop d’additifs annulent ses bienfaits santé.
- Modération et simplicité restent recommandées.
Le café, allié santé… à condition de le boire nature
Les vertus du café sur la santé ne cessent d’être vantées, mais une récente étude américaine apporte une nuance importante : la façon dont on prépare son « petit noir » ferait toute la différence. Si l’on en croit les résultats publiés dans le The Journal of Nutrition, la consommation régulière d’une à deux tasses de café noir par jour serait associée à une réduction de 14 % du risque de mortalité. En revanche, cet effet protecteur s’efface dès lors que l’on multiplie les doses de sucre, lait ou crème.
Des bienfaits rapidement atténués par les ajouts
Les chercheurs, emmenés par la professeure Fang Fang Zhang (Tufts University Friedman School of Nutrition Science and Policy), ont suivi plus de 46 000 adultes américains sur dix ans, analysant leurs habitudes autour du café et recensant les décès toutes causes confondues. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- 16 % de baisse du risque de mortalité pour une tasse quotidienne.
- 17 % pour deux à trois tasses par jour.
- Jusqu’à 33 % concernant la mortalité cardiovasculaire.
Mais ces bénéfices ne concernent que ceux qui se contentent d’un café « nature » ou agrémenté d’une infime quantité de sucre (moins de 2,5 g) ou de matière grasse (moins d’1 g). Au-delà, l’impact positif disparaît.
Sucres et graisses saturées : pourquoi faut-il rester vigilant ?
Ce n’est pas tant que sucre et crème annuleraient directement l’action des puissants antioxydants du café — principalement les polyphénols. Mais une alimentation trop riche en sucres ou graisses saturées est solidement liée à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Ainsi, comme le rappelle le Dr Mingyang Song, boire son café « noir » s’inscrit simplement dans un mode de vie plus protecteur.
Il reste cependant des zones d’ombre. Le nombre limité de participants amateurs d’additifs rend difficile une généralisation à toute la population, nuance le professeur Lu Qi, tandis que certaines variables (type précis de café, fréquence réelle des consommations) n’ont pas été totalement contrôlées.
Caféine et modération : les limites à ne pas franchir
Si l’étude incite à limiter crèmes et sucres, elle n’invite pas non plus aux excès. Passé deux tasses quotidiennes, l’effet bénéfique stagne puis peut même s’inverser. Le cardiologue James O’Keefe insiste : un apport trop élevé en caféine expose à divers troubles – anxiété, palpitations ou hypertension – loin des promesses initiales du breuvage.
Privilégier le café noir — ou presque — et consommer avec modération semblent être les clés pour profiter pleinement de ses atouts santé.