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Des gènes hérités de chasseurs-cueilleurs préhistoriques pourraient favoriser la longévité

Actualité > Recherche > Génétique > Longévité
Par Germain Montor,  publié le 22 décembre 2025 à 9h00.
vieille personne senior

Image d'illustration. Vieille personne seniorADN

Des recherches récentes révèlent que des fragments d’ADN hérités de chasseurs-cueilleurs préhistoriques pourraient augmenter la probabilité de devenir centenaire. Cette découverte met en lumière l’impact du patrimoine génétique ancien sur la longévité humaine actuelle.

Tl;dr

  • ADN des chasseurs-cueilleurs lié à la longévité italienne.
  • Centenaires présentent plus d’ascendance WHG que la moyenne.
  • Mécanisme exact inconnu, rôle possible de l’évolution.

L’empreinte du passé sur la longévité moderne

L’idée que notre héritage génétique puisse façonner notre avenir n’a jamais été aussi tangible. Une équipe de généticiens de l’Université de Bologne vient en effet d’identifier une corrélation étonnante : les Italiens qui atteignent ou dépassent l’âge de cent ans partagent une proportion accrue d’ascendance provenant des chasseurs-cueilleurs occidentaux (WHG), ces populations européennes ayant vécu il y a plus de 10 000 ans. Ce lien, révélé grâce à l’analyse poussée de plus de 1 000 génomes, bouleverse quelque peu notre compréhension des déterminants de la longévité.

Une exploration génomique aux racines de l’Europe

À partir d’un corpus regroupant les génomes de 333 centenaires italiens, 690 adultes du même pays et 103 anciens individus représentatifs des principales ascendances européennes, les chercheurs ont mené une série d’analyses pour détecter les « signatures » spécifiques liées à la longévité. Surprise : seule l’ascendance WHG s’est avérée nettement enrichie chez les personnes ayant franchi le cap du siècle. À titre d’exemple, une hausse d’un écart-type de cette composante ancestrale se traduit par une probabilité supérieure de 38 % d’atteindre cent ans. Inversement, certains marqueurs issus des pasteurs Yamnaya, arrivés bien plus tard durant l’âge du Bronze, affichent un impact négatif modeste sur la longévité féminine.

Les mystères d’une adaptation plurimillénaire

Le mécanisme précis expliquant ce phénomène reste pour l’heure insaisissable. Les auteurs avancent toutefois que certaines variantes génétiques issues des WHG – apparues après le Dernier Maximum Glaciaire lors de bouleversements climatiques intenses – pourraient encore aujourd’hui favoriser une vie longue. D’autres ascendances, telles que celles introduites en Europe lors du Néolithique, auraient quant à elles sélectionné des allèles pro-inflammatoires adaptés à un environnement densément peuplé et exposé aux pathogènes… mais potentiellement délétères dans nos sociétés modernes où « inflammaging » et maladies liées à l’âge prennent le dessus.

Voici ce que suggère cette recherche :

  • La longévité est modulée par une histoire démographique plurielle.
  • L’héritage génétique des chasseurs-cueilleurs pourrait offrir un atout durable.
  • L’environnement actuel change le sens des adaptations anciennes.

L’ancrage historique d’une exception biologique

Pour la première fois, une étude relie ainsi directement la capacité à vivre très vieux à des composants ancestraux européens antérieurs à l’arrivée de l’agriculture. Un constat qui conduit les chercheurs à défendre que « biodémographie et héritage génétique ne sont pas seulement des variables parasites en recherche médicale, mais jouent un rôle clé dans notre diversité phénotypique contemporaine ». Plus qu’un simple vestige du passé, le patrimoine WHG s’impose comme un acteur discret, mais influent dans la course au temps.

Le Récap
  • Tl;dr
  • L’empreinte du passé sur la longévité moderne
  • Une exploration génomique aux racines de l’Europe
  • Les mystères d’une adaptation plurimillénaire
  • L’ancrage historique d’une exception biologique
En savoir plus
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