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Selon une étude de la Mayo Clinic, la longévité progresse tandis que la santé stagne

Actualité > Quotidien > Vieillissement > Longévité
Par Morgan,  publié le 4 septembre 2025 à 19h00.
vieille personne senior

Image d'illustration. Vieille personne seniorADN

Une récente étude menée par la Mayo Clinic met en lumière un paradoxe inquiétant : si l’espérance de vie s’allonge, la qualité de la santé durant ces années supplémentaires ne suit pas la même progression, soulevant des enjeux majeurs de société.

Tl;dr

  • L’espérance de vie augmente, mais pas les années en bonne santé.
  • Le fossé santé-vieillesse atteint neuf ans à l’échelle mondiale.
  • Les maladies chroniques pèsent surtout dans les pays riches.

Un constat troublant : vivre plus vieux ne rime pas toujours avec santé

Le dernier travail des chercheurs de la MayoClinic, publié dans la revue Communications Medicine, vient chambouler quelques idées reçues sur la longévité. Certes, l’humanité vit aujourd’hui nettement plus longtemps qu’il y a un siècle ; cependant, cette progression de l’espérance de vie ne s’accompagne pas systématiquement d’un allongement des années vécues en pleine forme. Autrement dit, ces années supplémentaires sont loin d’être synonymes de vitalité ou d’activité.

L’écart se creuse entre durée de vie et « années en bonne santé »

Pour mieux comprendre ce phénomène, l’équipe scientifique s’est penchée sur les données de santé et de mortalité issues de 183 pays, via des organismes internationaux comme l’Organisation mondiale de la Santé. Deux indicateurs majeurs ont servi d’étalon : l’espérance de vie (nombre moyen d’années vécues) et la HALE (Health-adjusted life expectancy, soit le nombre d’années vécues sans incapacité majeure). La différence entre ces deux chiffres – le fameux « healthspan-lifespan gap » – atteint aujourd’hui environ neuf ans au niveau mondial. Et le plus inquiétant : ce fossé ne cesse de s’élargir.

Plusieurs tendances émergent selon les régions du monde. Ainsi, les populations d’Europe et d’Amérique du Nord, bien que bénéficiant des durées de vie les plus longues, cumulent aussi davantage d’années passées avec des problèmes chroniques ou des incapacités. À l’inverse, dans certaines zones d’Africque, la vie est plus brève, mais une part supérieure des années se déroule sans maladies invalidantes.

Lourde charge des maladies chroniques et fragilités mentales persistantes

En analysant les causes de cette perte d’années « en bonne santé », il apparaît que dans les régions développées, ce sont surtout les maladies non transmissibles – maladies cardiovasculaires, cancers, diabète – qui pèsent lourd. Dans les pays à faibles revenus, le tableau reste dominé par les infections et complications liées à la naissance ou à la malnutrition. Néanmoins, la diffusion progressive des modes de vie occidentaux tend à faire grimper partout le poids des affections chroniques.

Au-delà du physique, le rapport met aussi en lumière un autre aspect peu reluisant : partout sur la planète, troubles dépressifs et addictions demeurent préoccupants. Même si ces facteurs n’expliquent pas à eux seuls les disparités régionales, leur omniprésence est indéniable.

Voici les éléments majeurs qui ressortent :

  • Santé mentale : Problèmes dépressifs et addictions touchent toutes les régions.

S’adapter plutôt qu’uniformiser : repenser nos politiques pour une vieillesse digne

Faut-il alors seulement chercher à prolonger la vie ? Les auteurs soulignent que chaque région fait face à ses propres défis sanitaires. Une politique universelle serait vaine ; il faudra privilégier des stratégies ciblées pour améliorer véritablement le quotidien durant ces années gagnées. Sans quoi nos vieux jours risquent fort de ressembler moins à une récompense qu’à un parcours du combattant semé d’obstacles.

« Vivre plus longtemps » n’est décidément pas toujours synonyme de « mieux vivre ».

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un constat troublant : vivre plus vieux ne rime pas toujours avec santé
  • L’écart se creuse entre durée de vie et « années en bonne santé »
  • Lourde charge des maladies chroniques et fragilités mentales persistantes
  • S’adapter plutôt qu’uniformiser : repenser nos politiques pour une vieillesse digne
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