Des psychologues identifient une attitude clé pour cultiver l’optimisme, révèle une étude

Image d'illustration. Le bien-être. ADN
Une récente étude révèle que les psychologues adoptent une attitude mentale bien précise pour entretenir leur optimisme. Les chercheurs ont identifié cette stratégie particulière qui permettrait aux professionnels de la psychologie de mieux préserver leur bien-être émotionnel.
Tl;dr
- Les experts appliquent rarement les programmes de bien-être eux-mêmes.
- Ils privilégient un état d’esprit flexible, non des tâches fixes.
- Le bien-être durable vient de l’adaptation quotidienne, pas d’efforts forcés.
Un écart révélateur chez les experts en bien-être
Dans le paysage actuel, où les applications et programmes de psychologie positive envahissent écoles et entreprises, une réalité inattendue apparaît. Alors que ces outils suggèrent aux individus de s’investir quotidiennement dans des activités telles que le « gratitude journaling » ou les actes de gentillesse répétés, leurs plus fervents promoteurs — les experts eux-mêmes — semblent adopter une tout autre approche. En effet, une récente étude menée par Jolanta Burke du Centre for Positive Health Sciences, met en lumière un paradoxe surprenant : ceux qui recommandent ces pratiques au public ne s’y astreignent guère dans leur propre vie.
Loin des programmes structurés : vers une flexibilité identitaire
Au fil des entretiens avec vingt-deux spécialistes en psychologie positive, souvent forts de plus d’une décennie d’expérience, il est apparu que l’application rigoureuse de ces recommandations n’était pas la norme. Les professionnels interrogés préféraient intégrer à leur quotidien des activités porteuses de sens — lecture, bénévolat, yoga — sans considérer ces choix comme des prescriptions formelles. La différence ? Ces pratiques étaient réalisées parce qu’elles faisaient partie intégrante de leur identité ou répondaient à un besoin immédiat d’équilibre.
À vrai dire, plutôt que de « poursuivre » la positivité à tout prix, ils acceptaient la part inévitable de difficultés quotidiennes. Une experte racontait ainsi : « Après une mauvaise journée, je préfère accueillir mes émotions plutôt que chercher à les transformer. »
Un état d’esprit orienté bien-être durable
Les résultats pointent vers ce que les auteurs nomment le « meliotropic wellbeing mindset », c’est-à-dire une orientation souple vers ce qui donne du sens à la vie. Ce mode de pensée incite à saisir spontanément les opportunités du quotidien pour nourrir son bien-être. Il s’agit moins d’atteindre un objectif précis que d’adopter une posture attentive et adaptable face aux événements.
Voici comment ce positionnement se manifeste concrètement :
- Prendre soin simultanément du corps et de l’esprit (sommeil, alimentation).
- Savoir s’éloigner des environnements ou personnes toxiques.
- S’autoriser à profiter simplement d’un instant agréable.
Nécessité de repenser la quête du bonheur
Face aux limites observées des programmes traditionnels, cette étude invite chercheurs et praticiens à revisiter leurs priorités. Plutôt que multiplier les injonctions au « travail sur soi », il serait temps d’interroger l’impact réel sur le long terme. En somme, cultiver discrètement un état d’esprit orienté vers ce qui compte vraiment semble offrir davantage qu’une accumulation d’exercices imposés.
Chacun peut adopter cette approche plus souple : avancer sans pression vers ce qui rend la vie significative et accepter que l’équilibre repose sur l’adaptation plus que sur l’effort constant.
