Après la chute liée à la pandémie, l’espérance de vie mondiale remonte à 73,3 ans. Mais les années vécues en bonne santé retrouvent leur niveau plus lentement.
En bref
- La moyenne mondiale remonte à 73,3 ans
- La bonne santé progresse, mais moins vite
- Le covid sort du top 10 mondial
Le monde a presque retrouvé son niveau d’avant-pandémie. Selon les nouvelles statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, l’espérance de vie mondiale atteint désormais 73,3 ans. C’est presque le score de 2019, fixé à 73,4 ans, après un décrochage brutal pendant la crise sanitaire.
Dit autrement, le trou d’air provoqué par le covid-19 a été largement comblé. Mais pas partout de la même manière, ni sur tous les indicateurs. Et c’est là que les chiffres deviennent intéressants pour vous, parce qu’ils racontent autre chose qu’un simple retour à la normale.
Un retour rapide, mais pas tout à fait au point de départ
Entre 2019 et 2021, la planète a perdu en moyenne deux années de vie, passant de 73,4 à 71,4 ans. Ce recul est massif. À l’échelle mondiale, voir un indicateur aussi stable plonger aussi vite n’a rien d’anodin.
Les données compilées jusqu’en 2023 par l’Organisation mondiale de la santé montrent pourtant un redressement net. En deux ans, la moyenne remonte à 73,3 ans. On revient donc presque au niveau d’avant-crise, à un dixième d’année près. Bref, sur cet indicateur précis, le rebond est réel.
Les années en bonne santé reviennent plus lentement
L’autre donnée à regarder, c’est l’espérance de vie en bonne santé. Elle ne mesure pas seulement le nombre d’années vécues, mais le temps qu’une personne peut espérer passer sans dégradation majeure de santé.
Là, la reprise existe aussi, mais elle traîne davantage. En 2023, cet indicateur atteint 62,8 ans. En 2019, il était à 63,2 ans. L’écart est faible en apparence, quatre dixièmes d’année, mais il compte quand même: cela signifie que le rattrapage ne va pas au même rythme pour la survie globale et pour les années vécues en bonne condition.
Ce point mérite d’être séparé du reste. Vivre plus longtemps et vivre plus longtemps en bonne santé, ce n’est pas la même chose.
Le covid sort du top 10 des causes de décès
Autre signal fort dans les données de l’Organisation mondiale de la santé: le covid-19 n’apparaît plus parmi les dix premières causes de décès dans le monde. En 2021, il occupait encore la deuxième place du classement mondial.
La hiérarchie générale, elle, n’a pas changé en tête. Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de décès, avec environ 9,5 millions de morts par an.
Ce que ça change concrètement pour le lecteur est assez simple. Les dégâts de la pandémie sur la longévité moyenne ont presque été effacés, mais la récupération reste incomplète sur la qualité des années vécues. Et les causes de décès qui pèsent le plus dans le monde redeviennent, très clairement, celles qui dominaient déjà avant le choc sanitaire.