Les cardiologues américains dévoilent de nouvelles recommandations pour la prise en charge du cholestérol

Image d'illustration. Hypertension arterielleADN
Les cardiologues américains viennent de présenter de nouvelles recommandations pour la prise en charge du cholestérol. Ces directives actualisées visent à aider les professionnels de santé à mieux prévenir les maladies cardiovasculaires liées à un excès de cholestérol.
Tl;dr
- Nouvelles recommandations US pour la gestion du cholestérol.
- Prévention et dépistage plus précoces recommandés.
- Adoption du score PREVENT dès août 2025.
Vers une approche plus précoce de la prévention
Face à une progression continue des maladies cardiovasculaires, les principales sociétés savantes américaines – l’American College of Cardiology et l’American Heart Association – viennent d’actualiser leurs recommandations sur la prise en charge du cholestérol élevé. Un virage s’opère, misant sur une prévention plus précoce et personnalisée, comme le souligne le cardiologue Seth Martin, qui évoque un réel changement de paradigme pour espérer infléchir la courbe des maladies cardiaques.
Dépistage anticipé et personnalisation du risque
Désormais, l’accent est mis sur le repérage du cholestérol élevé dès le plus jeune âge, en particulier chez les personnes avec antécédents familiaux. Les nouvelles directives insistent sur une estimation du risque individualisée grâce à l’adoption généralisée du score PREVENT pour évaluer la probabilité d’événements cardiovasculaires. À partir d’août 2025, cet outil deviendra également la référence pour estimer les risques liés à l’hypertension artérielle. Par ailleurs, le seuil de cholestérol déclenchant une intervention médicale a été révisé afin de mieux cibler les prises en charge.
Les fondamentaux restent inchangés
Si ces nouveautés marquent un tournant dans la stratégie de prévention, certains principes demeurent incontournables : adopter une alimentation saine, pratiquer régulièrement une activité physique, surveiller son poids, dormir suffisamment et éviter le tabac. Ces gestes simples contribuent à équilibrer non seulement le LDL-cholestérol (« mauvais »), facteur clé de l’athérosclérose, mais aussi le HDL-cholestérol (« bon »). Pour ceux dont les mesures hygiéno-diététiques s’avèrent insuffisantes, les médicaments hypocholestérolémiants gardent toute leur place.
Voici quelques actions recommandées par les spécialistes :
- Mise en place d’un dépistage ciblé dès l’enfance pour sujets à risque.
- Utilisation d’un calculateur personnalisé (score PREVENT) chez tous les adultes.
- Poursuite ou initiation rapide des traitements si nécessaire.
Nouvelles perspectives et défis futurs
Les experts rappellent que près d’un adulte américain sur quatre affiche un taux élevé de LDL-cholestérol, facteur majeur d’athérosclérose, cause principale de mortalité mondiale. Toutefois, jusqu’à 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées. Les dernières avancées cliniques incluent aussi des pistes innovantes : de nouveaux médicaments prometteurs sont en cours d’étude et des recommandations annexes examinent désormais l’influence du diabète, de l’alcool ou encore du cannabis sur le cœur. Une évolution constante sera nécessaire au fil des découvertes. Comme l’affirme la cardiologue Pamela Morris, « L’adoption rapide de ces recommandations par le corps médical sera essentielle pour alléger le poids des maladies cardiovasculaires demain. »
