Le régime méditerranéen pourrait limiter le risque de sclérose en plaques

Image d'illustration. Regime méditerranéenADN
Une vaste étude britannique révèle qu’adopter un régime alimentaire inspiré du modèle méditerranéen pourrait contribuer à diminuer le risque de développer la sclérose en plaques, une maladie neurologique chronique qui touche des milliers de personnes au Royaume-Uni.
Tl;dr
- Régime méditerranéen : baisse nette du risque de sclérose en plaques.
- Bénéfices maximaux chez les jeunes adultes et non-fumeurs.
- Même de petits changements alimentaires produisent des effets positifs.
Des choix quotidiens qui font la différence
Quand on évoque la prévention de la sclérose en plaques, un trouble neurologique complexe touchant surtout les jeunes adultes, l’alimentation semble peser plus lourd qu’on ne le pense. Une vaste étude conduite à partir de la base de données du UK Biobank a récemment mis en lumière l’impact décisif du régime méditerranéen sur le risque de développer cette maladie : suivre ce modèle alimentaire réduirait sensiblement les probabilités d’être diagnostiqué, notamment chez les moins de 45 ans et ceux qui n’ont jamais fumé.
Méditerranée dans l’assiette, risque diminué
Près de 285 000 participants exempts de sclérose en plaques au début ont été suivis durant près de 18 ans ; parmi eux, seuls 89 cas ont été recensés via leurs dossiers médicaux. Chaque point supplémentaire obtenu à l’indice méditerranéen — qui évalue la consommation de fruits, légumes, poissons, noix ou huile d’olive — s’est accompagné d’une réduction du risque d’environ 14 %. Chez les non-fumeurs, cet effet bondit même à -26 % par point gagné ; avant 45 ans, il atteint -23 %. Les analyses ont soigneusement isolé ce facteur alimentaire des influences liées à l’âge, au sexe ou à l’activité physique.
Pourquoi ça marche ?
Les chercheurs avancent plusieurs pistes pour expliquer cette protection. Ce mode d’alimentation regorge d’éléments anti-inflammatoires et antioxydants : il limite ainsi les atteintes aux petits vaisseaux cérébraux et combat le stress oxydatif, deux processus clés dans l’aggravation de la sclérose en plaques. De précédentes études confortent ces observations : chez les personnes déjà atteintes, une telle diète rime souvent avec moins de rechutes et un handicap atténué. Des travaux centrés sur les enfants suggèrent aussi que l’apport élevé en fibres, typique du régime méditerranéen, transformerait le microbiote intestinal et abaisserait sensiblement le risque.
Des changements simples pour des effets durables
Intégrer cette approche ne réclame pas forcément des bouleversements radicaux. Voici quelques gestes qui s’imposent sans effort dans la routine :
- Privilégier poissons gras et céréales complètes plutôt que viande rouge ou produits raffinés.
- Agrémentez vos plats d’huile d’olive extra vierge.
- Pensez aux fruits colorés, aux légumes frais et à une poignée quotidienne de noix.
Adopter tôt ces réflexes pourrait non seulement freiner la survenue de la maladie, mais offrir aussi des bénéfices cardiovasculaires et métaboliques étendus à toute la famille. Comme aiment le rappeler certains nutritionnistes : « Cela reste l’un des moyens les plus sûrs pour préserver le cerveau tout au long de la vie. »
