Boire deux à trois cafés quotidiens : un geste simple pour ralentir la démence ?

Image d'illustration. Tasse de café chaude avec rayons de soleilADN
De récentes études s’intéressent à l’impact de la consommation quotidienne de café sur le déclin cognitif. Les chercheurs examinent si boire régulièrement deux à trois tasses pourrait jouer un rôle dans la prévention ou le ralentissement de la démence.
Tl;dr
- Le café caféiné réduit le risque de démence.
- Effet non retrouvé avec le café décaféiné.
- Deux à trois tasses par jour, bénéfice optimal.
Un lien confirmé entre caféine et prévention de la démence
Faut-il revoir son rapport au café ? De récentes recherches viennent éclairer ce débat, fort ancien. Si l’on savait déjà, grâce à de petites études éparses, que cette boisson pourrait influencer le risque de démence, il manquait jusqu’alors une enquête suffisamment robuste pour trancher. C’est désormais chose faite : une étude internationale d’envergure, publiée le 9 février 2026 dans le Journal of the American Medical Association, s’est penchée sur les effets du café – avec ou sans caféine – sur la santé cognitive.
Une vaste enquête sur plus de 130 000 participants
Les auteurs ont analysé les données issues de deux grandes cohortes américaines : la Nurses’ Health Study, rassemblant plus de 86 000 femmes depuis 1980, et la Health Professionals Follow-up Study, qui suit plus de 45 000 hommes depuis 1986. Aucun participant n’était atteint de cancer, de maladie de Parkinson ou de démence au début du suivi. Sur une période allant jusqu’à quarante-trois ans, ils ont recensé pas moins de 11 033 cas de démence. Ce suivi exceptionnellement long permet d’affiner les conclusions.
Caféiné ou décaféiné : la différence est nette
Ce qui ressort clairement – et c’est là un point crucial – c’est l’écart entre le café contenant de la caféine et sa version décaféinée. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : chez les personnes consommant le plus de café caféiné, on observe seulement 141 cas pour 100 000 personnes-années contre 330 dans le groupe en buvant le moins. Quant aux plaintes liées à la mémoire ou à la concentration, elles demeurent légèrement moins fréquentes chez les amateurs réguliers.
En revanche, aucune association significative n’a été trouvée pour ceux qui privilégient le café décaféiné. Les bénéfices semblent donc étroitement liés à la présence de caféine et peut-être d’autres composés bioactifs comme les polyphénols.
L’art du dosage : deux à trois tasses quotidiennes idéales ?
Reste la question du bon équilibre. D’après ces résultats, consommer chaque jour entre deux et trois tasses constituerait l’optimum pour profiter pleinement des effets protecteurs sur le cerveau. Les chercheurs avancent que la caféine, alliée à certains antioxydants contenus dans le café, pourrait limiter l’inflammation neuronale ainsi que le stress oxydatif. Voilà qui devrait rassurer les inconditionnels du petit noir… tant qu’il ne s’agit pas d’une version décaféinée !
