Pour la SERMEF, octobre est le bon moment pour installer l’exercice dans le quotidien. L’enjeu n’est pas la performance, mais une habitude durable.
En bref
- Octobre favorise les routines actives
- Le but est la régularité, pas l’intensité
- Adultes et jeunes ont des repères précis
Le chiffre pique un peu. D’après l’OMS, 31 % des adultes et 80 % des adolescents n’atteignent pas les niveaux d’activité physique recommandés. C’est sur ce décalage que l’SERMEF appuie son message, octobre peut être un bon point d’ancrage pour bouger plus, après la parenthèse de l’été et le retour à des horaires plus lisibles.
Le vrai sujet, c’est la régularité
Pour l’SERMEF, l’idée n’est pas de transformer la rentrée en défi sportif. Ce qui compte, c’est d’installer une pratique tenable, adaptée à l’âge, aux capacités et au quotidien. Pas mal de gens démarrent trop fort, puis arrêtent vite. Là, le raisonnement est plus simple, commencer par quelque chose d’agréable, se fixer des objectifs atteignables et augmenter peu à peu la durée, la fréquence ou l’intensité.
La société savante rappelle aussi que l’activité physique régulière agit à la fois sur la santé mentale et la santé physique. Mais elle prend soin de ne pas vendre de miracle. On parle d’habitudes, pas d’un programme express.
Chez les adultes, l’agenda compte presque autant que l’envie
Avec la reprise du travail, réserver des jours et des heures précises pour bouger peut faire la différence. Pour les adultes, l’SERMEF rappelle les repères habituels, entre 150 et 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité plus soutenue. À cela s’ajoutent des exercices de renforcement musculaire au moins deux fois par semaine.
Mais tout ne se joue pas dans une salle. Marcher d’un bon pas, courir, danser, pédaler, nager, pratiquer un sport collectif ou individuel, tout cela compte. Et même les petites marges du quotidien, prendre les escaliers, descendre plus tôt des transports, faire des pauses actives au bureau, sortir marcher avec des proches.
En cas de douleur persistante, de handicap, de maladie chronique ou de limitation fonctionnelle, l’SERMEF insiste sur un point, il faut adapter l’exercice et, si besoin, en parler avec ses soignants.
Pour les plus jeunes, l’école ne devrait pas rimer avec immobilité
Chez les 5-17 ans, la recommandation avancée est d’au moins 60 minutes par jour d’activité modérée à vigoureuse en moyenne, avec trois jours hebdomadaires intégrant des efforts plus intenses pour renforcer muscles et os.
Bon, cela ne veut pas dire empiler les activités extrascolaires. Aller à l’école à pied ou à vélo, courir, jouer au parc, sauter, danser, nager ou faire du sport participent aussi au mouvement. L’SERMEF insiste sur un cadre varié, ludique et adapté à l’âge, sans pression inutile.
Le rôle discret mais décisif des familles
Un enfant bouge rarement tout seul contre l’organisation de la maison. Les familles peuvent faciliter les choses en proposant des jeux, des promenades, des occasions simples de se dépenser, tout en limitant les longues périodes assises et le temps passé devant les écrans.
Et c’est sans doute le point le plus concret. Pour l’SERMEF, le retour à la routine ne doit pas seulement signifier le retour des contraintes. Il peut aussi servir à protéger la capacité fonctionnelle et à faire de l’exercice une pièce normale du quotidien.