Une pharmacienne. . © Crédits photos capture viméo

Médicaments en rupture de stock : Les médecins et patients lancent un cri d’alerte

Vaccins, antiépileptiques, Anticancéreux ou antibiotiques, la liste des médicaments en rupture de stock dans les pharmacies ne cesse de s'allonger. Explications.

Les associations tout comme les professionnels de santé s’inquiètent. Le nombre de médicaments en rupture de stock dans les pharmacies devient impressionnant. Des neurologues mais aussi des patients ou encore le collectif Parkinson ont publié une tribune dans Le Parisien du jour afin de demander à l’Etat d’agir vite.

Les pouvoirs publics sont restés impuissants face à cette situation

Au total, près de 530 médicaments (source ANSM – Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé) essentiels sont menacés de pénurie dans notre pays. A titre d’exemple, les malades de Parkinson en pharmacie le Sinemet, un des médicaments de base dans le traitement de cette maladie qui touche 200 000 personnes en France.
Même si l’ANSM fait son maximum, les causes profondes du problème ne sont pas traitées comme le détail un rapport sénatorial de “la mission d’information sur la pénurie de médicaments et de vaccins” qui pointe la délocalisation de la production des médicaments comme la première cause de pénurie. Des délocalisations motivées par des aspects financiers par les laboratoires pharmaceutiques.

L’ANSM explique que la volonté des industriels est de réduire le plus possible les stocks afin de maximiser les profits ce qui fait ralentir la disponibilité des médicaments, les laboratoires en position de force vendent ensuite aux pays les plus offrants.

Le texte assure qu’il est urgent de “donner leur plein effet aux textes législatifs et réglementaires qui établissent une liste de médicaments dits d’intérêt majeur et qui, à ce titre, doivent bénéficier de mesures permettant une disponibilité régulière”.